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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:53

Ils en parlaient depuis presque 1 an….il se sont entrainés pour ça depuis presque 1 an….Eux, ce sont les 5 chevaliers du RCS 76 partis défier le parcours mythique du 76km du trail des Templiers à Millau ! J’ai nommé Jérôme Fromangé (le chien fou), Christophe Gosselin (l’expérimenté), Laurent Algrain (la parlotte), Laurent Confourier (le sage) et Romuald Farret (le barbu).
 

Départ de Rouen le vendredi 21 octobre 2016, 9h. Arrivée prévue à Millau en fin de journée dans un gîte que nous a réservé notre sage. On y arrivera vers un bon 18h après un repas mais assez léger (très mauvais la viande rouge avant une course les gars !) du côté de Vierzon. Le gîte est top, on s’installe tranquillement. Les discussions vont bon train, on regarde à nouveau le parcours et le dénivelé et on se dit qu’on va bien morfler, surtout vers la fin….on croyait pas si bien dire…après un repas adapté à notre futur effort (escalopes-pâtes fraiches) et une rapide belote, tous au lit de bonne heure ! C’est cette nuit qu’il faut bien dormir !
 

Nous partons récupérer notre dossard le lendemain à Millau. Des courses ont déjà eu lieu le vendredi et c’est encore le cas le samedi avant la dernière, la nôtre, le dimanche. C’est plein de monde partout. Un vrai évènement. 
 

On récupère chacun nos dossards plus ou moins facilement (mais on va pas en faire un fromage hein Jérôme ?), on se balade dans le salon du trail (un vrai supermarché !) et on s’imprègne tout doucement de la manifestation toute entière. Un petit repas, quelques photos, 2-3 courses et on rentre au gîte pour se reposer et préparer nos affaires…..le réveil sonnera en effet à 3h demain matin….un petit tarot et au lit !
 

3h du mat’, c’est tôt….très tôt….mais le temps de se préparer, de faire la route et de se garer, il vaut mieux prévoir large….quitte à poireauter presque une demi-heure dans la voiture….On dépose nos sacs à la consigne puis on se place tranquillement dans notre sas de départ. On a tous hâte d’en découdre. On pense partir pour environ 12h. On en reparle….Une précision qui a son importance : contrairement à ce qui était annoncé, il ne pleut pas….il y a du vent mais il ne pleut pas…..ouf….
 

Ci-dessous le programme des réjouissances :

6h ! Le départ est enfin donné ! Il y a beaucoup de monde et on attaque vite (2km) une montée dans laquelle nous marcherons longtemps….ça permet de se mettre en route tranquillement….Arrivés sur le Causse, nous prenons notre rythme de croisière, même un peu trop rapidement pour certains peut être…le jour se lève petit à petit, la lumière du jour va laisser place à la lumière des frontales…c’est magnifique.
 

Notre groupe de 5 se sépare en partie au 1er ravito (Peyreleau-23ème km). On n’a pas bien avancé sur cette première partie, beaucoup marché sur des singles ou il est difficile de doubler, je décide donc de ne pas m’attarder plus que ça et je file au bout de 2 minutes. Les gars suivent pas loin et Jérôme ne tardera pas à me rejoindre. On fait un bout de route ensemble mais je sens qu’il a des fourmis dans les jambes….allez jeune chien fou, fais toi plaisir ! Notre parlotte me rattrape ensuite et on fait route ensemble jusqu’au 2ème ravito (Saint André de Vézines-34ème km) ou le sage puis l’expérimenté nous rejoindront un peu plus tard. On repart à 3, les 2 Laurent et moi. Le parcours a été jusque-là plutôt roulant, sans difficulté majeure. On a l’air tous encore plutôt pas mal….vu ce qui nous attend, il faut mieux…
 

Nous continuons notre périple sur des sentiers en balcon nous offrant des points de vue à couper le souffle et des couleurs magnifiques. Avec un brin de soleil, ça aurait été phénoménal….

Toujours du « roulant » jusqu’au 40ème, on passe la distance du marathon pile poil en 6h, jusqu’à une descente bien longue et bien casse pattes qui permet à Christophe de nous récupérer. Nous arrivons tous les 4 au point d’eau de la Roque Sainte Marguerite, remplissage rapide des poches à eau et c’est déjà reparti….et là, ça va devenir moins roulant cette affaire…on se prend de suite un D+300 en 2km qui va bien nous entamer…Nous ressentirons le besoin de souffler au 3ème ravito (Pierrefiche-48ème km). Un bon arrêt de presque 15 minutes ou les bols de soupe, TUC, tartines de Roquefort, chips et autres balistos seront les bienvenus ! On voit d’autres concurrents bien rincés et même un qui claque un roupillon ! Christophe repart un peu avant nous, je me remets de nouveau en route avec les deux Laurent.
 

Le parcours va alors devenir très technique. C’est la partie la plus difficile, on le savait. Il va falloir s’accrocher. Notre sage attaque dans les descentes. La parlotte (qui ne l’est plus tant que ça à ce moment-là !) et moi-même restons prudents et laissons Laurent prendre ses distances. On va à notre rythme, les premiers coups de moins bien arrivent et nous gérons tant bien que mal jusqu’au point d’eau de Massebiau (66ème km) ou l’accueil du public sur place nous fait vraiment chaud au cœur ! ca requinque ! et on n’a plus que 10 bornes ! on est bien là !!!!
 

Enfin pas tant que ça en fait….car la montée jusqu’à la Cade est juste d’une difficulté sans nom….Archi pentue, sans fin….on y passera presque 1h15….pour à peine 3km…même les pires chiens d’la casse ne s’y aventureraient pas…..le dernier ravito arrive à point nommé avant la fin du parcours (La Cade-69ème km-ravito avec cheminée !). Tiens, notre sage est là ! le rythme des descentes a dû laisser des traces… On se couvre avant de repartir, les températures baissent et on est fatigués. 
 

La reprise se fait tout doucement, alternance de marche et de course. Il nous reste environ 8 bornes. On profite du coucher de soleil sur le viaduc et de la vue imprenable sur Millau et ses lumières. Puis arrive la montée à cette p….. d’antenne par le Puncho d’Agast…..montée moitié moins longue que celle vers la Cade mais encore plus pentue et plus interminable. Après un peu d’escalade, on remet les frontales au sommet, il ne nous reste « plus » que la descente finale à se farcir de nuit. 2,5 km.

On nous annonce un terrain glissant. On est fatigués. On a hâte d’en finir. On finit par rejoindre le bitume…enfin on va rejoindre l’arrivée par la route et un terrain normal….eh bien non, c’est en face les gars ! et on replonge sur le sentier…on passe la grotte du hibou et la fin arrive…on débouche sur un chemin plus large avant de dérouler (très) tranquillement jusqu’à l’arrivée. Arrivée que notre chien fou aura passée en 12h56, notre expérimenté en 13h22 alors que la parlotte, le sage et le barbu franchiront ensemble la ligne d’arrivée de cette course de tarés en 13h58…. 
 

Une course de tarés, on le savait…du moins on s’en doutait….on en a bien chié….jusque dans la voiture le lendemain…fallait nous voir sortir de la titine à Laurent…..mais on était aussi venu pour ça. Pour nous mesurer à un défi de taille. Pour nous mesurer à nous-mêmes. Pour passer et partager un moment unique entre potes. Pour garder des images plein la tête. Et pour devenir finishers d’une course légendaire…et avoir envie de repartir…

.                                                                                                  

                                                                                                          Romuald
 

Publié par Romuald FARRET - dans L'info du mois

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