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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 00:53

Oyez, oyez, braves gens !
Esgourdez cette histoire d’avant.
Prestez-moi donc votre oreille
Pour ouïr conte sans pareil.

Il y a peu de temps de cela
Dans une contrée loin de là
Se déplaça RCS, club de running
Empli de descendants de vikings.

Sous les remparts d’une cité en effet
Foire de course aux petons se tenait.

Pourquoi gentes dames et fiers damoiseaux ai-je ressorti ces paroles empruntées au livre de notre grand historien Michel Castelot ?
Peut-être pour tenter de savoir ce qui poussa Notre saint homme Jérôme Pesquet, éminent spécialiste de vin blanc par ailleurs, comme tout bon moine du footing et de l’embonpoint réunis qui se respecte, à entraîner ses troupes en direction de la collégiale Saint-Quiriace qui abrita naguère ses collègues chanoines de Provins.
Mais plus sûrement encore pour comprendre la raison qui poussa ses brebis à le suivre.

L’explication réside sans doute en grande partie dans les lignes qui suivent :

On appelle viking un commerçant de longue date (Jean-Yves Leroy) , remarquablement équipé pour cette activité (au moyen de ses outils de boucherie : armes blanches, pieds de porc, gousses d‘ail…), Que la conjoncture a amené à se transformer en pillard ou en guerrier, là où c’était possible (Provins), lorsque c’était praticable (le week end des 21 et 22 septembre 2013), mais qui demeurera toujours quelqu’un d’appliqué à « afla ser fjar » ; ce qui veut dire en bon normand : acquérir des richesses (en l’occurrence ici celles du cœur et du bonheur de conquérir collégialement les remparts de la bonne ville de Provins afin de partager le butin de l’amitié.)
Wilkipédia version PDLMF (parti de la mauvaise foi)

Bien entendu, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur notre seul Jean-Yves puisque ce fut le sang de 23 descendants de « Drakkar en Baskets » qui ne fit qu’un tour quant il fut question de croisade sur les lieux des plus grandes foires de Champagne des 12 et 13èmes siècles. Il faut avouer que d’aucuns avaient confondu région avec boisson.

Quant il s’agit de conquérir des remparts à la force du jarret et de goûter aux festins locaux, le Stéphanais se meut sans compter.

Toutes ces bonnes raisons n’auraient cependant pas été assez mobilisatrices devant l’ampleur de la tâche qui attendait nos concitoyens si n’était venu s’y ajouter un événement diabolique qu’il est difficile par le seul moyen de la science d’expliquer encore aujourd’hui.
Vous savez tous que notre bon Jérôme partage son dévouement à notre cause avec une intendante qui effectue des miracles, j’ai cité ici Morin l’enchanteuse.
Figurez-vous, mais vous en aurez bien du mal tant la voix de dame Sophie est d’ordinaire si harmonieuse, que l’affreux père Fouras avait pris possession du corpse de notre douce égérie.
C’est son horrible voix qui sortit de la bouche enchanteresse pour exhorter nos âmes effrayées à embarquer dans nos chariottes et emprunter la direction de la plaine briarde le samedi 21 septembre de l’an de grâce 2013.

Que ce fût le Connétable Bernière, le Baron de Baville, le Chevalier Pierre De Habault, notre forgeron Stéphane Dubois ou encore le révérant Basile et le mage Claude Savary, nul parmi nos hommes les plus hardis ou les plus expérimentés n’osa s’élever contre cette parole venue d’ailleurs et chacun s’exécuta.

Quelques heures plus tard comme poussée par un vent surnaturel, notre troupe arriva en ordre dispersé en vue de la Tour César dont le donjon fit l’orgueil des comtes de Champagne.

Après s’être reconstituée puis restaurée notre communauté dont les soldats d’élite s’étaient soustraits afin de s’économiser en vue des futurs combats, entreprit la reconnaissance des remparts, de la campagne environnante et de l’endroit stratégique dit du trou-au-chat.
C’est en cet endroit que se manifesta une deuxième fois le père Fouras où peut-être le Malin car on ne reconnut point la voix caractéristique du maître de fort Boyaux. Quel qu’il fût, l’être maléfique s’introduisit cette fois dans le "corpse" d’une de nos dames les plus nobles, Pudibonde de Montier qui se mit alors à parler de trou aux chattes et autres horreurs de ce genre avec ses voisines, elles aussi soudain possédées.
Les cheveux de Charles de Montier son noble époux se dressèrent sur sa tête tels les poils d‘un matou en colère.
Dieu merci, cet égarement hérétique ne dura point et nos troupes, fort du retour de leurs élites, allèrent réjouir leurs gosiers asséchés par le soleil dans une taverne de bon aloi où la bière coulait à flots.
Le rutilant chevalier Gabriel Leguillant, dont certaines indiscrétions nous ont révélés qu’il se faisait appeler Gaby dans l’intimité de sa gentilhommière, en fut quitte pour un pantalon. Le sien connut l’infortune de terminer son séjour imprégné de bière dans le joyeux tohu-bohu qui succède aux douces libations.
Une voix féminine se mit alors à chanter :

Gaby, oh Gaby, Tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la bière
Le long, le long, le long des futes plus très clairs

Cette gente dame étant mariée nous ferons donc fi ici de son patronyme.

Puis vint le temps de se restaurer dans un camp retranché éloigné de Provins. D’échafauder une stratégie et de prendre quelques repos. La bataille du lendemain serait rude.

La nuit passée, un ciel nuageux abreuva les sillons du jour décisif où l‘ennemi viendra qui nous fera héros..

Il avait été décidé la veille de procéder en deux vagues d’assaut.
L’une violente mais brève qui effectuerait un premier tour des remparts pour porter un rude coup à l’ennemi. L’autre plus lente mais aussi plus longue où l’on franchirait trois fois les remparts avec un nettoyage des rangs ennemis plus systématique. Comme l’on repassait, dans ce deuxième temps, trois fois par le trou-au-chat, il fut rebaptisé le trou du cha cha cha.

Le premier assaut vit le général Luc Mabit se couvrir de gloire. Tel Bonaparte au pont d’Arcole, quelques siècles plus tard, il fonça sans peur et sans reproche et surtout sans Bayard aux corneilles. Ah la belle percée!
Cet éclair de gloire lui valut la médaille d’argent fournie par les mains même du véritable speaker des jeux Olympiques de Provins.
Je n’en dirais pas de même de notre moine dirigeant qui prétexta de mauvaises indications du génie pour couper le fromage et se précipiter vers la camionnette du chronométrage au lieu de charger, baïonnette aux talons.

Lors du deuxième assaut ce fut le contingent féminin qui brilla.
J’accompagnai fièrement Sophie l’enchanteuse et La troubadour Virginie, leur conseillant de se rallier à mon panache bleu et de progresser sous ma protection.
A mon grand « dames » gardez moi à droite, « dames » gardez moi à gauche , je dois avouer , et c’est là que Lebas blesse, que ce sont elles qui m’ont protégé des assauts que me portait l’ennemi du fait de l’attirance produite par ma côte de maille en fluo.
Enfin humiliation suprême pour un homme de mon rang, je ne pus suivre leur galop final.
Je me mis à envier l’évêque Cochon qui ne connut qu’une pucelle, qu’il réussit en définitive à brûler alors que je dus composer avec deux « Jeanne » qui finirent par me griller !
La douche ne fut pas de trop pour laver l’affront et me rafraîchir les méninges surchauffées par la toque bleue et le panache jaune que je portais.
Les croisades ne sont plus ce qu’elles étaient.

Dieu merci au moment du départ aucune perte n’était à déplorer. Une salve d’honneur fut tirée durant le déjeuner pour saluer l’anniversaire du Général Mabit. Un grognard de première!
Le normand regagna alors ses pénates.

Gais et contents
Nous marchions triomphants
En allant à Rouen
Le cœur à l’ai ai ai se

Sans hésiter
Car nous allions fêter
Boire et porter en liesse
Le RC é é sse

Jean François

La Provinsiale Croisade du RCS
La Provinsiale Croisade du RCS
La Provinsiale Croisade du RCS
La Provinsiale Croisade du RCS
La Provinsiale Croisade du RCS
La Provinsiale Croisade du RCS
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Publié par Jean François JOLY - dans Week end du club Dans courir on entend rire

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