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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 20:35
LA DEPECHE 
DU RCS

 

JFJ reçoit le prix ON COURT LITTERAIRE

par Pascale Maisonneuve

 

 

Thème musical, Salade de fruits par Bourvil

 

et on donne tous de la voix pour le seigneur..... des mots

 

 

Quand tu racontes « Contes à dormir coureur »
Tes écrits sur le blog cher littérateur
Nous invitent à ouvrir Larousse parfois
Car tu maitrises fort bien la langue des gaulois

 

 

Salade de mot jolis, jolis, JOLY
Tu plais aux coureurs, tu plais aux lecteurs
Expert de la plume jolie, jolie, JOLY
La tribu de Jéronimo te remercie

 

 

Coureur plein d’humour mais pas de jupon
Adepte du déguisement, des flonflons
Parti dans ta paillotte en Lavandou

On a grand plaisir quand tu reviens vers nous

 

 

Salade de mots jolis, jolis, JOLY
Tu plais aux coureurs, tu plais aux lecteurs
Expert de la plume jolie, jolie, JOLY
La tribu de Jéronimo te remercie.

 

 

 


 

 

 

 

JFJ reçoit le prix ON COURT LITTERAIRE
JFJ reçoit le prix ON COURT LITTERAIRE
6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 19:01

Dimanche 5 novembre 2017, 8h55.

Il fait 7 degrés, il vient de pleuvoir, le ciel est menaçant….
Les derniers arrivent (dont le président qui feint avoir été occupé par une petite course locale qui serait prévue dans peu de temps…)
Nous sommes quand même 17 !!! mais on se demande cependant ce que l’on fait là, dans ces conditions, alors que nous étions si bien au chaud….

Bien gré mal gré, on se présente sur la ligne de départ du trail, afin d’être prêts le jour J.
 

C’est Jérôme qui se jette en premier, départ canon : on ne devient pas président pour rien !
Les foules lui emboîtent le pas, nous arrivons au totem, on tourne à gauche, puis petit à petit nous nous réchauffons….jusqu’aux nombreux arrêts pipi !!! Une technique pour retrouver le chemin le grand jour arrivé ???

Le ciel bleu s’installe peu à peu, les kilomètres défilent sans que l’on s’en aperçoive, la bonne humeur domine.

Nous voilà déjà sur les derniers mètres, ceux de notre cross préféré, qui nous rappellent à quel point les ados nous en font baver quand on est là pour les canaliser….
Puis Gilles nous sort son embuscade secrète, celle qui lui a permis de gagner la demi-heure sur piste 2 semaines plus tôt, pour arriver sur le stade, flamboyant.

L’histoire racontera qu’il est resté sur sa réserve tout au long des 11km  pour ce coup d’éclat : la tactique des hommes expérimentés !!!
Les autres vous diront que ça ne s’est pas exactement passé comme ça, mais un peu de folie ça ne fait pas de mal !!

Ce que l’on retiendra c’est la bonne humeur tout le long, tous les sourires à l’arrivée pour ces belles photos, la joie d’avoir pu courir ensemble dans des conditions que la météo ne laissait pas présager au début de la course !!! Comme quoi pour les fois suivantes, nous invitons les autres membres à s’unir à nous, même lorsque ça ne parait pas engageant.

Un dernier petit débrief sur l’organisation pour définir les différents rôles. Je suis prévu au ravito cette année : je pense qu’ils m’ont démasqué, je n’arrive toujours pas à savoir où je suis sur le parcours … Dans ces conditions, comment aider les courageux coureurs ???

Un grand merci à Dominique qui nous a réunis sur cette sortie dominicale, qui fût très agréable.
 

Vivement celle de l’an prochain 😊 !

 

Salutations et à samedi prochain pour le premier cross de la saison 


                                                                  William

William , 3 ème à gauche au coté de Christelle

William , 3 ème à gauche au coté de Christelle

21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 16:47

Il avait beaucoup plu quand le bus du RCS que nous pourrions assimiler au vaisseau fantôme prit la route des Côtes d'Armor samedi 16 septembre 2017. 
 

A son bord, un équipage de Stéphanais commandé par l'amiral Pesquet sorte d'amiral vice tant il sait faire d'efforts de camouflage pour rendre introuvable aux yeux des bretons mais aussi, certains le déplorèrent, à ceux des normands sa belle frégate. En effet, lors de ce périlleux périple en terre bretonne, il ne fut pas rare de retrouver des athlètes errant à la recherche de leur moyen de transport.
Le goguenard chanteur Jean Constantin, né en 1923 comme notre glorieux master (nouveau terme pour dire vétéran) Luc, créa "l'inoubliable" chanson : "Où sont passées mes pantoufles ?" Il a sans doute inspiré nos stéphanais puisque ceux-ci chantaient souvent pendant le séjour :

 

C'est un peu fort on ne le trouve pas
Pourtant c'est sûr, Jérôme l'avait mis là.
Va t'en savoir p'tête bien qu'il est là-bas
Auprès des douches, l'chauffeur fait les cent pas

Où est passé notre bus ?


Il se dit que la fée Françoise, formée par un caïd local nommé Merlin l'Enchanteur, aurait envouté Saint André, notre chauffeur, priez pour lui, afin qu'il tourne et retourne dans le bourg. Dieu merci les maléfices bretons n'arrêtent pas les normands. Nos stéphanais répondirent à ce sorts par un slogan, faîtes l'Armor, pas la guerre. Ils effectuèrent une promenade dès l'arrivée aux Roches Louzes, notre lieu de villégiature, effectuée aux cris de : "nous n'sommes pas des Louzeurs".
 

Avant cela ils avaient patiemment attendu dans les bouchons et regardé la pluie tomber de nouveau. Vues du car, les précipitations du Pays Breton ressemblent étrangement à celles de Normandie, ils peuvent en attester !
Le parcours du lendemain aussi.
Leur petite sortie découverte les mena à la plage. Un paysage superbe les attendait. La mer les appelait. 
Dans un premier temps, une seule répondit avec fougue à l'appel. Je ne sais quel joli poisson, clin d'oeil à Bécaud, attira notre Marie Charlotte, mais elle n'eut point besoin d'estragon et d'échalote pour le rejoindre dans des vagues qui ne charriaient pas les glaçons mais presque...
Stimulés par cette brillante ondine, quelques uns tentèrent de la suivre. Ce furent les Zolli enfants qui y parvinrent le mieux. On ne put pas en dire autant de leur papa qui voulant jouer le Zolli coeur ne franchit même pas la barrière rugueuse du maillot de bain dont on sait à sa décharge que le franchissement représente un récif redoutable.
Et oui, la testiculothérapie marine n'est pas à la portée de toutes les bourses !
Après avoir récupéré baigneurs et promeneurs, tous se réchauffèrent devant un bon repas arrosé de rosé.

Les estomacs retiendront que le gâteau breton est constitué de beurre (caramélisé pour l'occasion) agrémenté légèrement de quelques autres ingrédients.
 

Vint le grand jour. Au lever du soleil, Leroy, sa femme et les Chevallier vinrent au petit déjeuner pour nous serrer la pince.
 

Le trail, un soleil de bon aloi, de la boue et quelques flaques nous attendaient à Plélo, pieds dans l'eau depuis les précipitations des jours précédents.
C'est Monsieur Desanglois qui tirait le premier sur le 24 km.
Une bombe au départ, un pétard mouillé à l'arrivée. Mais seul , comment résister à tous ces jeunes coureurs abreuvés de potion magique au coeur d'artichaut ? Sa résistance frisa l'héroïsme.
Le parcours des 14 km empruntait une forêt fréquentée jadis par Merlin pimpin, créateur de la fameuse poudre exportée de nos jours par des dealers plélotins.
Toute la noblesse stéphanaise galopait sur cette distance. A mi course, venait d'abord, même si Lebas blesse les machos qui la suivaient, la grande Virginie. Puis on apercevait un duo pas très Zolli-Joly. Le premier représentant de la famille Deilhou arrivait ensuite avec sur ses talons le président et son Chevallier servant. Leroy et les deux louves Deilhou clôturaient la file des représentants du Rouvray.
Merlin accomplit alors son oeuvre. D'un coup de baguette magique, il fit pivoter un piquet. Adieu veaux, vaches, cochons, couvées, une quarantaine de concurrents s'engouffrèrent dans l'antre des illusions perdues.
Leurs suivants, gardèrent les pieds sur terre malgré son aspect glissant.
Les Virginie, Manu, Jeff découvraient le goût amer des podiums virtuels, les autres savouraient le plaisir du classement accompli. La grande Virginie, impératrice blessée, pleura à chaudes larmes. On chanta à Manu la chanson du roi Renaut :


Et déconne pas Manu va pas t'ailler les veines 
une perf de perdue c'est dix copains qui r'viennent.

 

Quant à Jeff, abattu par les deux kilomètres supplémentaires à effectuer, il apprécia de pouvoir s'accrocher tel Romulus à la foulée d'Estelle, la plus jeune des louves.
Sur les 5 et 9 km, le maléfice du piquet nuit un peu. Insuffisamment toutefois pour empêcher nos féminines et masters 4 de briller. Gloire aux Catherine, Patricia, Marie Charlotte la petite baigneuse, Françoise, Nadia, Luc et Dominique.
Nos marcheurs, nombreux, piétinèrent vaillamment mais efficacement cette terre briochine si rude et belle à la fois. La perspective d'un puissant élixir appelé kir les poussait irrésistiblement vers l'arrivée.

 

Je ne peux donner de fin cohérente à cette aventure. Les hallucinations collectives sont inénarrables.
Le chauffeur lui, dieu merci, n'avait pas bu !

 

                                                         Jean François
 

PS : 
Rappel: les faits décrits ci-dessus s'ils évoquent des personnages existant ou ayant existé sont relatés sous le haut contrôle du parti de la mauvaise foi dont je suis le secrétaire pour nous assaisonner.   
    

 

Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
Bus fantôme à Plélo pieds dans l'eau
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:11

Nous avons raté la première édition en 2016 pour cause de vacances, mais pour 2017 nous étions dans les parages. On n’a pas été déçu.
 

Une belle course d’orientation orchestrée par un maitre en la matière, des participants 
motivés, curieux de tester leurs connaissances et le petit plus, une météo honorable.

 

Une matinée fort agréable avec le RCS.
 

Et pour remercier le maître d’oeuvre un léger détournement d’une citation de Jean ARP :

« Nicolas est un Soufflet énigmatique et ce qui en résulte, ne peut être qu’un Soufflet magique. »

 

Et pour finir le petit pot de l'amitié 

 

                                                                   

Devant une sacrée table de désorientation  

 

 

 

 

 

                 Soufflet "SAIT" bien joué !           

                                                                                                          Pascale Maisonneuve
 

5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 15:20

27/9/2015, Sous le soleil de Satan, lors d'un week-fend d'enfer, le RCS se distingue à la course des périls ! 

 

Il y a des fins de semaine où le mystère rode, l'exceptionnel se banalise, l'inattendu s'invite et où, on peut le dire, l'histoire balbutie.

Bien que certains d'entre vous n'en ont jamais été témoins, je peux vous certifier que d'autres dont votre serviteur, ont récemment constaté l'action des forces du mal de leurs propres yeux.

 

Tout a commencé un vendredi soir de septembre de l'an de grâce 2015. L'assemblée générale du sympathique club de course à pied de Seine Maritime, le Running Club Stéphanais, venait de débuter. On avait évacué les sujets habituels traités lors d'une réunion telle que celle-ci lorsque quelques adhérents et non des moindres changèrent soudain d'aspect pour revêtir le corps de personnages qui vécurent au treizième siècle. La métamorphose toucha d'abord le bon président Jérôme Pesquet qui prit les traits du pape Innocent III. Peu après, les membres du bureau se muèrent en représentants du Saint Siège avec une ressemblance à en rester assis à tel point qu'on aurait pu se croire au conseil du Latran de 1215 que vous connaissez tous, j'en suis persuadé.

Cet aréopage rendit d'abord compte aux fidèles du club de l'acte des impies de Oissel. Ces félons venaient de supprimer la passerelle qui unissait nos deux territoires voisins.

Ils débattirent ensuite ardemment de la grand messe pédestre du dimanche matin avec le grand inquisiteur Laurent Algrain. Ce dernier voulait en effet soumettre à la question, voire excommunier les hérétiques qui pratiquaient à dix heures, soit une heure plus tard que le coup d'envoi de la messe officielle.

Le débat momentanément clos (s'arrétera-t-il un jour ?), tout rentra dans l'ordre et la discussion sur la demi-heure (qui se prolongea durant une heure) ainsi que le pot qui suivit se passèrent sans l'intervention du malin.

Car derrière cette métamorphose qui ne concerna que certains d'entre nous, je soupçonnai l'action malveillante de Lucifer contre notre club bien aimé qu'il voulait sans doute entraîner vers l'en Trail des enfers. Une nouvelle épreuve qu'il convient d'aborder "tout feu, tout flamme".

Nous n'étions pas au bout de nos surprises. Dès le lendemain, Belzébuth dans le but de nous impressionner provoquait un phénomène quasimment rarissime : du soleil sur le Nord et la Normandie dans la même journée !

Cela, tous les participants stéphanais à la course des Terrils qui partirent du parc des expositions de Rouen pour gagner Raimes, lieu de la course, en fin d'après midi, purent le constater. Sauf peut-être Jean-Yves appelé aussi GPS (Grand Perdu Stéphanais) et ses passagers qui ne rejoignirent le nord qu'à la nuit tombée.

Le repas à 22 devant une rangée de cars de CRS au Campanile de Raimes petite forêt ramena un peu de sérénité au groupe qui avait dû chercher longtemps le chemin des dossards, trompé par la partition erronée de la bande à Basile.

Sophie, en grande prêtresse ailée du club, voletant d'une table à l'autre, ne fut pas la dernière à donner de sa personne afin de rassurer ses ouailles et les préparer au mieux à l'épreuve du lendemain. Confessant l'un pour le laver de ses péchés, réconfortant l'autre, elle joua à merveille son rôle de masseuse des âmes. Oserais-je dire qu'elle y prît son pied ?

Ce fut après manger que le diable intervint de nouveau. Les amateurs de rugby de notre groupe regardaient paisiblement les anges blancs de l'équipe d'Angleterre faire parler l'avantage du terrain dans leur temple de Twickenham contre les gallois, lorsque Le Cornu intervint. Il donna aux diables rouges gallois une telle force que ceux-ci inversèrent le résultat ! Stupeur et joie dans notre camp qui préfère le rouge au blanc mais avertissement pour le lendemain. D'autant plus que le reste de la troupe s'était rendu dans l'un des antres latinos que Méphisto met à la disposition des âmes à glaner. J'ai ouï-dire qu'Innocent ne le fut pas tant que ça et qu'il ingurgita des bulles à défaut d'en éditer ce que tout le monde préfère car il lui arrive de nous en envoyer une dizaine à la fois dans le même mail !

Enfin le grand jour arriva. Le démon était bien là, une nouvelle bourrasque de rayons de soleil narguaient de nouveau les chetimis comme le prononce Galabru.

Julien fut le premier à connaître son emprise. Lui qui courait le 9 kilomètres se réveilla juste à temps pour rejoindre presto le départ. Sans l'héroïque intervention de son coéquipier de chambre qui n'hésita pas à se réveiller lui-même pour qu'il parte à l'heure, il dormirait encore !

Pour autant, l'équipier de Julien ne se tira pas indemne de l'influence néfaste d'Azazel. Ce joli coureur et un couple qui avait beaucoup fauté dans la nuit furent transformés illico en créatures de Satan. C'est dans cet équipage qu'ils prirent le départ.

 

Dieu merci, il existe ici bas des brebis qui ne s'égarent pas. Des brebis droites dans leurs sabots qui restent dans les sentiers que le seigneur a tracés. Des brebis mais aussi des boucs ! Puissants, endurants, courageux. Le meilleur d'entre eux fut indéniablement Luc l'auteur du troisième évangile du coureur à pied où sont détaillées sa science de la course et sa discipline de vie.

La course à pied, un art qu'il aime et qu'il maîtrise au plus haut point. Ce goût de l'effort l'amène à rechercher la difficulté.

"A vaincre sans terrils, on triomphe sans gloire" s'est-il écrié au départ de la course des 16 kilomètres pourvue de trois de ces obstacles pentus et glissants.

Dès le départ, Luc est tenace, luc est rapide, Luc s'envole dans sa catégorie !

Mais que se passe-t-il ? Le malin essaie maintenant de guider ma main pour écrire la suite, je crains le pire...

C'est fait, Satan m'habite, je vais proférer des paroles inqualifiables !

Luc va gagner, il exulte et quand Mabit jouit, c'est l'adversaire qui déguste !

Ah pardon ! J'ai honte. Lucifer a guidé ma plume ! Pardon je reprends le cours de mon récit.

Sainte Sophie va me donner l'occasion de me reprendre car elle aussi brille et progresse tant et si bien qu'elle conquière la médaille de bronze. Juste récompense à son talent et ses louables efforts de remise en forme.

Et pendant ce temps, qui folâtre derrière ? Qui se fait photographier au départ, interviewer dans le deuxième terril, embrasser par des amis venus pour l'occasion ?

C'est Philou et sa Christine accompagnés d'une femelle dont le maillot est ainsi gravé en ch'ti:

"Ravise c'te fil

Al est teri'l"

Ce qui signifie: Regarde cette fille, elle est terril 

Elle peut-être, mais leur résultat ? plutôt du genre dors mon p'tit quinquin !

 

A l'arrivée Innocent est là. Lui qui a tout donné pour une 11ème place qui ne reflète en aucun cas ses mérites leur parle :

 

- Innocent : Ah vous voilà vous ! Regardez, les voilà les pomponnets ! C'est maintenant que vous arrivez ?

Et le pauvre Innocent qui s'est fait un mauvais sang d'encre ! Il montait, il descendait, il virait, il courait dans tous les coins... Plus époumonné que lors d'un marathon il était ! Et eux, pendant ce temps avec les spectateurs, des inconnus, des sportifs du bord de route, qu'est-ce qu'ils avaient de plus que les gens du club ?

 

- Les Pomponnets : Rien .

 

- Innocent : Vous dites rien, mais si vous n'aviez pas honte ou pitié du pauvre Innocent, vous diriez que le démon vous a appris à rechercher la gloriole, à vous faire caresser la carcasse par ces minus des terrils, à aimer les paillettes et le strass !

 

Et les pomponnets partirent aux douches en pleurant car à la course des terrils c'est comme pour le nord :

In brai toudi deux fo

On pleure toujours deux fois.

Une fois quand on arrive car le parcours nous effraie et une fois en partant.

 

                                               Jean François 

 

PS : Aux dernières nouvelles, Jean Yves n'est pas encore rentré. On le signale du côté du purgatoire.

 

Sous le soleil de Satan
Sous le soleil de Satan
Sous le soleil de Satan
Sous le soleil de Satan

Relecture de l'article rédigé par Pascale, Basile et Sophie lors du précédent week end aux terrils  http://running-club-stephanais-76.over-blog.fr/article-bienvenue-aux-terrils-45146571.html

8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 17:36

Pour disputer le prix Pajot, il faut savoir sortir du lit. Un voeu pieu en quelque sorte.

Certains peuvent, d'autres l'oublient. Soit parce qu'elles se couchent fort tard, soit car, petit étourneau, elles se rendent au rendez-vous dominical d'entraînement en lieu et place de venir concourir.

Bien qu'elles portent un prénom qui se termine par a, je me garderais bien de donner quelque indice qui puisse révéler l'identité de nos étourdies. Nous ne sommes pas au RGS que diable.

En tout cas, il ne s'agit ni de Yamina, ni de Sarah, encore moins de Barbara ou de Patricia.

Un constat s'impose pourtant : Jéjé la Saumure ne tient pas assez ses filles.

Mais nous ne jetterons la pierre à personne. D'abord parce que, comme il est écrit sur le saint livre du courant, mieux vaut galoper que lapider, ensuite pour la bonne raison que les intéressées ont en d'autres temps montré une abnégation au club qui mérite le respect.

L'une d'elles a d'ailleurs renoncé à deux reprises à un voyage (professionnel?) dans le nord pour nous marquer des points. CQFD (SK)

Toujours est-il que le froid s'était séparé du blizzard piquant des jours précédents quand le départ fut donné. Le parcours était à l'image des créateurs de l'épreuve, plaisant.

Revêtement des allées refait, boue absente, seules quelques ornières dues aux passages des forestiers génaient la progression des coureurs.

La bande à Basile était aux affaires. Notre Maisonneuve, Maître es organisation, avait pris la précaution de ne pas courir afin d'éviter tout désagrément. En effet, lors de la campagne de Caudebec, un aigrefin avait usurpé son dossard, hérité d'une édition précédente du challenge et non rendu, ce qui lui économisait l'inscription. Le malotru se montra si rapide, qu'il devança le réputé Hassan. Si bien que lorsqu'on vit la feuille de résultats l'étonnement fut à son comble. Basile l'emportait. Pour se défendre, en plaisantant, notre ami prétendit que son frère Hassan l'avait laissé gagné. On lui dit depuis qu'à eux deux, ils forment une jolie paire de Faiz.

Comme il se doit, Le Pajot est propice aux rêves. Quelques uns s'y réalisent, Le roi Henry préparant le marathon de Londres, les voici façon radio Londres afin de mettre notre marathonien dans l'ambiance. A vous d'en déchiffrer les messages :

  • L'oxygène sied aux jeunes

  • Melvin se ménage un avenir Doret

  • Icare vole chez les minimes

  • Rien Lepert de courir quand on est tout seul.

  • Le bas de la lande relègue mon don au 4ème dessous

  • Legendre marche sur le testard

  • Henry fuit le Kalin

Ce n'est un secret pour personne de vous dire que tout cela se termina par du vin chaud, un apéro et un gueuleton.

La langue de Laurent y fut aussi prolixe que ses jambes avaient été actives pendant le cross.

La preuve ? Il y précéda Lelièvre. Il fut par contre devancé par Bécasse mais l'histoire ne dit pas si cet oiseau est aussi drôle que le nôtre.

 

                                                               Jean François Joly

 

Les résultats

 

L'album photos de la matinée

Les courses jeunes
Les courses jeunes
Les courses jeunes
Les courses jeunes
Les courses jeunes
Les courses jeunes
Les courses jeunes
Les courses jeunes

Les courses jeunes

Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes
Les courses hommes et femmes

Les courses hommes et femmes

La remise des trophées
La remise des trophées
La remise des trophées
La remise des trophées
La remise des trophées

La remise des trophées

Familles Pajot et Guérin sur le terrain
Familles Pajot et Guérin sur le terrain

Familles Pajot et Guérin sur le terrain

Le prix Pajot Lefebvre en 1982 (archive Jean Roger)

Le prix Pajot Lefebvre en 1982 (archive Jean Roger)

12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 00:17

Multitude :

Avec 36 arrivants, 20 sur le 10 km et 16 sur le semi, le RCS76  remporte le trophée attribué au club le plus représenté de la journée !

 

Performances :

Luc s’impose chez les V4 sur le 10 km.

Se classent aux 10 premières places de leur catégorie sur le 10 km, Ophélie (9eme SEF), Catherine (4ème V3F), Françoise (6ème V3F), Jacques (8ème V4H) et sur le semi Virginie (9ème SEF) , et Sophie (7ème V2F)

Belle performance de Yann qui finit 12ème des V1H en 1h22’54‘’

Résultats complets du club 

Album photos 10 km et semi des boucles de la Seine 

 

Fantaisie avec Jean François, Philippe et Nathalie

Dimanche dernier, intéressés par l'obtention de quelques bécots, Les Blues Brothers, En exclusivité pour le RCS, ont interprété Nathalie.

                                                             Jean François 

Le départ s’était fait speed

Devant nous courait Nathalie

Il avait belle enjambée not’ guide

Nathalie

 

La place du champs d’ foire était claire

Le soleil la montrait jolie

Et nous suivions par ce chaud dimanche 

Nathalie

 

Elle courait en foulées sobres

Comme au 1er cross en octobre

On pensait déjà

Que pour la suivre plus aisément

Il faudrait au ravitaillement

Boire plusieurs cocas

 

Le douzième nous mit livides

Elle nous prit le bras et nous sourit

Les Blues Brothers avait un bon guide 

Nathalie, Nathalie

 

Sur la place, là-bas à l’arrivée

Une bande de RCS

Attendait le cœur en liesse

On a ri, on en a beaucoup bavé

Ils voulaient tout savoir

Nathalie racontait

 

Elbeuf et les bords de Seine

La Sophie qui sourit

Et performe sans peine

On en reste assis !

 

Et puis Virginie express

qui passe le Michou

C’est là où Lebas blesse

Les hommes sont trop mous

 

En vue d’la ligne d’arrivée

Une fois les premiers partis

Une accélération elle a placée 

Nathalie

 

Plus question de foulées sobres

Ni de 1er cross en octobre

L’ a fallu s’accrocher

Pas possible d’boire un coca

On peut pas à cette allure là

Les Blues épuisés.

 

Que la vie nous semble vide

Car à l’allure où elles sourient

On n’peut plus leur servir de guide :

Nathalie

Virginie

Sophie 

et tutti canti  

Multitude, performances et fantaisie ce dimanche aux « Boucles de la Seine »
Multitude, performances et fantaisie ce dimanche aux « Boucles de la Seine »
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 14:44

Je vous propose aujourd’hui un voyage dans le temps : à l’ère (de rien) pré-crossinienne.

 

Le 15 décembre 2013 avant Jésus Christ exactement.

On ne le sait pas assez, mais à cette époque, une partie de ce qui deviendra bien des siècles plus tard la Normandie était occupée par plusieurs tribus d’un peuple que l’on appelait les Gribis. Enfin presque toute une partie car dans un petit coin de cette jolie région, résistait vaillamment le RCS, Running club Stéphanokien.

Et les Stéphanoks couraient, couraient, couraient. La preuve en est que lorsqu’ils ne couraient pas, ils rêvaient qu’ils couraient !

C’était une ethnie stupéfiante, d’une grande ingéniosité, extrêmement bien structurée afin d’exercer son activité favorite.

Pour vous dire, à l’heure où l’électricité n’existait pas encore et que les Gribis tentaient vainement de les égaler, les Stéphanoks s’entraînaient de nuit à l’aide d’outres frontales qu’ils remplissaient de pétrole. Comme en outre, l’outre se terminait par une mèche allumée, il eut été outrecuidant pour un Stéphanok de prétendre qu’il n’y voyait goutte. Les Gribis en tout cas eux n’y voyaient que du feu.

La déesse Laschell que l’on allait vénérer du côté du lieu dit Petit Couron, un endroit béni et prédestiné pour nos Stéphanoks, alimentait les outres en pétrole. Son livreur, le raffiné Pétroplus, servait d’intermédiaire.

Le gouvernement Gribi constatant l’avantage primordial qu’offrait Laschell aux Stéphanoks décida d’enfermer Laschell mais les Stéphanoks ne l’entendirent pas de cette oreille et firent tourner Laschell dans leur foyer en attendant de lui trouver un repreneur définitif. Je dois vous avouer ici que s’ils la changèrent de refuge chaque jour ce fut autant par nécessité que par tactique car Laschell sentait terriblement mauvais, raison pour laquelle on ne trouvait pas de repreneur permanent.

Qui aurait pu dire c’est Laschell que j’aime (et à jamais) à une déesse dont l’haleine exhalait une odeur si fétide?

Le projet du grand Flamby qui dirigeait les hordes Gribis fut mis en échec, il ne put jamais enfermer Laschell.

 

Bien que la société Stéphanok soit organisée de façon pyramidale avec à sa tête le chef Pesquégétokox et la druidesse Morine des bois qui répartissait le pétrole fourni par Pétroplus et traçait les parcours en forêt, tout Stéphanok en âge de gambader avait droit à la parole.

Ainsi, quand vint le temps de se vêtir, c’est l’un d’entre eux, le professeur Basiliko qui exprima l’idée de la confection de la tenue Stéphanokienne.

Ses semblables aimaient le noir qu’ils avaient appris à apprécier lors de leurs sorties nocturnes.

De surcroît le Gribi abhorrait cette couleur qu’il ressentait comme effrayante. Comprenez le, avec des pointures telles que les vieux Mabitko et Shaphautot, les Stéphanokettes Ophélia et la grande Catherinetka tchi tchi qui raflaient tout sur leur passage, il voyait la vie en noir, broyait du noir ce qui le mettait dans une humeur noire.

Quelques Stéphanokiennes menées par la belle esthète Véronica Taillo mannekino évoquèrent tout de même le fait que se contenter d’une couleur n’était pas très Flaschko. Elle proposèrent d’y ajouter un soupçon de vert.

Ainsi fut décidé et le bon Basiliko s’exécuta illico presto, il fit manger aux Stéphanoks, une journée de la salade et les trois journées suivantes du radis noir puis à nouveau une journée de la salade et trois journées de radis noirs. Après quelques jours d’un tel régime, tous furent munis d’un coupe-vent noir avec quelques élégants motifs verts excepté bien sûr un petit nombre de récalcitrants qui n’aimaient pas la salade où le radis.

Ce fut une autre affaire pour le maillot car le professeur Basiliko mélangea un peu trop les légumes et l’on ne saurait dire quelle couleur ressortit le plus tant il fit chou blanc.

Mais revenons aux Gribis. Comme je vous en ai tenu informés, plusieurs tribus entouraient les Stéphanoks.

Il y avait au nord ouest de nouveaux venus, une tribu qui ne manquait pas d’air puisqu’elle se situait sur un plateau : les Grilbeufs.

Au sud est, s’étaient implantés les gribigovilles, au sud les Griboissels, au sud ouest les Gricleonbis et plus loin les Gricaudebecbis.

Bien entendu, ces clans ne s’entendaient guère car chacun voulait récupérer pour lui seul la supériorité Stéphanokaise. Un véritable challenge pour ces tribus qui rêvaient d’une autre mise en Seine.

Tous ces êtres anthropomorphes avaient l’intelligence par rapport aux hommes qui leur succèderont non pas de se battre mais de régler leurs différents « à la basketo » comme on disait à l’époque, car malgré toutes les rodomontades des Adidas, Nike et tutti quanti, c’est eux qui inventèrent ce type de chaussure, en peau de bête à l’époque, que l’on nomme désormais basket, voilà tout.

Ce 15 décembre 2013 avant JC donc, une rencontre challengique (c’est ainsi que l’on nommait les rencontres chargées de régler les questions de supériorité) se tint dans la plaine Griboisseleuse. Une de plus me direz-vous car sans être pléthore, elles étaient au nombre de six ou sept selon les hivers.

Celle-ci cependant restera dans les annales car après un début correct , l’organisation Gribi vola en éclat.

Les moustiques qui couraient en premier n’eurent pas de problème.

Puis on avait placé l’épreuve des femelles avec celle des vieux mâles. On évitait d’y mêler le Stéphanok adulte, celui-ci ayant le sang chaud, on risquait l’incident de mœurs pendant les rencontres.

Le bénéfice était double puisque les vieux se dépensaient sans compter pensant toujours courir après les femelles bien qu’ils ne sachent plus très bien pourquoi et les femelles se déplaçant encore plus vite, elles, pour échapper aux potentiels vieux satyres.

Enfin se présenta l’épreuve des grands mâles dominants. Ça hennissait sur la ligne de départ. L’effrayant Michau, digne du renard du désert, arborait son regard d’Afrikakorpsk, le grand Patauk s’apprêtait à souffrir pour le RCS et notre leader le saint Jean-Paul Henriko était prié de se confectionner une place au soleil du podium. Son secret pour se concentrer avant les épreuves ? Il chantonnait : "Ah qu'il est couvert le ciel de Shadoki, laï, laï,laï,laï,laï.

 

Au coup de pétard, on se rua, se précipita, se bouscula dans une mêlée Gribiso-stéphanokienne du plus bel effet.

Un Gribi prit la tête et la perdit en même temps, sans doute grisé par l’enthousiasme à l'idée de devancer les Stéphanoks. Il se trompa de chemin entraînant tout le peloton à sa suite.

A partir de là le chaos s’installa. Ce ne fut plus que Crimes et châtiments. On vit des derniers devenir premiers, des premiers se relâcher, des lâches en profiter pour couper, des coupeurs râler et des râleurs s’arrêter.

Une boucle à l’endroit, une boucle à l’envers, ça tricotait du chapeau et de la contestation.

Confus à l’arrivée, l’organisateur Griboisselois Labalance chanta au micro :

- l’ploton a la tête en l’air

Il est parti d’travers

L’ploton est malheureux

C’est la faute à Griseu !

 

Dégrisé, le pauvre Gribi Griseu se confondit en excuses. De fait, les officiels officièrent fort tard et chacun fut rhabillé dans sa bonne chemise (de nuit bien entendu).

 

A l’unanimité on opta pour la très ancienne maxime Stéphanok :

 

Quand on ne sait pas où l’on va,

Il faut y aller !!…

… Et le plus vite possible.

 

 

 

25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:25

   Ce dimanche 24 novembre (mois familier de la "COTE mobilière") nous nous sommes retrouvés "COTE à COTE" sur le site de Belbeuf.

    Pas le temps de discuter de la "COTE ARGUS" de tes chaussures, il y avait un nouveau cross à tester :

            

              Ouh la gadoue, la gadoue, la gadoue....

 

    L'ensemble des participants s'est accordé pour dire qu'il a une "COTE d'ENFER"

   Dorénavant il y aura la "COTE de BŒUF" pour 2 personnes ou la "COTE de BELBEUF" pour tous.

 

   A dimanche prochain.

                                            Pascale

 

50 représentants du RCS 76 au cross Oxygène-Belbeuf !

24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 00:53

Oyez, oyez, braves gens !
Esgourdez cette histoire d’avant.
Prestez-moi donc votre oreille
Pour ouïr conte sans pareil.

Il y a peu de temps de cela
Dans une contrée loin de là
Se déplaça RCS, club de running
Empli de descendants de vikings.

Sous les remparts d’une cité en effet
Foire de course aux petons se tenait.

Pourquoi gentes dames et fiers damoiseaux ai-je ressorti ces paroles empruntées au livre de notre grand historien Michel Castelot ?
Peut-être pour tenter de savoir ce qui poussa Notre saint homme Jérôme Pesquet, éminent spécialiste de vin blanc par ailleurs, comme tout bon moine du footing et de l’embonpoint réunis qui se respecte, à entraîner ses troupes en direction de la collégiale Saint-Quiriace qui abrita naguère ses collègues chanoines de Provins.
Mais plus sûrement encore pour comprendre la raison qui poussa ses brebis à le suivre.

L’explication réside sans doute en grande partie dans les lignes qui suivent :

On appelle viking un commerçant de longue date (Jean-Yves Leroy) , remarquablement équipé pour cette activité (au moyen de ses outils de boucherie : armes blanches, pieds de porc, gousses d‘ail…), Que la conjoncture a amené à se transformer en pillard ou en guerrier, là où c’était possible (Provins), lorsque c’était praticable (le week end des 21 et 22 septembre 2013), mais qui demeurera toujours quelqu’un d’appliqué à « afla ser fjar » ; ce qui veut dire en bon normand : acquérir des richesses (en l’occurrence ici celles du cœur et du bonheur de conquérir collégialement les remparts de la bonne ville de Provins afin de partager le butin de l’amitié.)
Wilkipédia version PDLMF (parti de la mauvaise foi)

Bien entendu, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur notre seul Jean-Yves puisque ce fut le sang de 23 descendants de « Drakkar en Baskets » qui ne fit qu’un tour quant il fut question de croisade sur les lieux des plus grandes foires de Champagne des 12 et 13èmes siècles. Il faut avouer que d’aucuns avaient confondu région avec boisson.

Quant il s’agit de conquérir des remparts à la force du jarret et de goûter aux festins locaux, le Stéphanais se meut sans compter.

Toutes ces bonnes raisons n’auraient cependant pas été assez mobilisatrices devant l’ampleur de la tâche qui attendait nos concitoyens si n’était venu s’y ajouter un événement diabolique qu’il est difficile par le seul moyen de la science d’expliquer encore aujourd’hui.
Vous savez tous que notre bon Jérôme partage son dévouement à notre cause avec une intendante qui effectue des miracles, j’ai cité ici Morin l’enchanteuse.
Figurez-vous, mais vous en aurez bien du mal tant la voix de dame Sophie est d’ordinaire si harmonieuse, que l’affreux père Fouras avait pris possession du corpse de notre douce égérie.
C’est son horrible voix qui sortit de la bouche enchanteresse pour exhorter nos âmes effrayées à embarquer dans nos chariottes et emprunter la direction de la plaine briarde le samedi 21 septembre de l’an de grâce 2013.

Que ce fût le Connétable Bernière, le Baron de Baville, le Chevalier Pierre De Habault, notre forgeron Stéphane Dubois ou encore le révérant Basile et le mage Claude Savary, nul parmi nos hommes les plus hardis ou les plus expérimentés n’osa s’élever contre cette parole venue d’ailleurs et chacun s’exécuta.

Quelques heures plus tard comme poussée par un vent surnaturel, notre troupe arriva en ordre dispersé en vue de la Tour César dont le donjon fit l’orgueil des comtes de Champagne.

Après s’être reconstituée puis restaurée notre communauté dont les soldats d’élite s’étaient soustraits afin de s’économiser en vue des futurs combats, entreprit la reconnaissance des remparts, de la campagne environnante et de l’endroit stratégique dit du trou-au-chat.
C’est en cet endroit que se manifesta une deuxième fois le père Fouras où peut-être le Malin car on ne reconnut point la voix caractéristique du maître de fort Boyaux. Quel qu’il fût, l’être maléfique s’introduisit cette fois dans le "corpse" d’une de nos dames les plus nobles, Pudibonde de Montier qui se mit alors à parler de trou aux chattes et autres horreurs de ce genre avec ses voisines, elles aussi soudain possédées.
Les cheveux de Charles de Montier son noble époux se dressèrent sur sa tête tels les poils d‘un matou en colère.
Dieu merci, cet égarement hérétique ne dura point et nos troupes, fort du retour de leurs élites, allèrent réjouir leurs gosiers asséchés par le soleil dans une taverne de bon aloi où la bière coulait à flots.
Le rutilant chevalier Gabriel Leguillant, dont certaines indiscrétions nous ont révélés qu’il se faisait appeler Gaby dans l’intimité de sa gentilhommière, en fut quitte pour un pantalon. Le sien connut l’infortune de terminer son séjour imprégné de bière dans le joyeux tohu-bohu qui succède aux douces libations.
Une voix féminine se mit alors à chanter :

Gaby, oh Gaby, Tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la bière
Le long, le long, le long des futes plus très clairs

Cette gente dame étant mariée nous ferons donc fi ici de son patronyme.

Puis vint le temps de se restaurer dans un camp retranché éloigné de Provins. D’échafauder une stratégie et de prendre quelques repos. La bataille du lendemain serait rude.

La nuit passée, un ciel nuageux abreuva les sillons du jour décisif où l‘ennemi viendra qui nous fera héros..

Il avait été décidé la veille de procéder en deux vagues d’assaut.
L’une violente mais brève qui effectuerait un premier tour des remparts pour porter un rude coup à l’ennemi. L’autre plus lente mais aussi plus longue où l’on franchirait trois fois les remparts avec un nettoyage des rangs ennemis plus systématique. Comme l’on repassait, dans ce deuxième temps, trois fois par le trou-au-chat, il fut rebaptisé le trou du cha cha cha.

Le premier assaut vit le général Luc Mabit se couvrir de gloire. Tel Bonaparte au pont d’Arcole, quelques siècles plus tard, il fonça sans peur et sans reproche et surtout sans Bayard aux corneilles. Ah la belle percée!
Cet éclair de gloire lui valut la médaille d’argent fournie par les mains même du véritable speaker des jeux Olympiques de Provins.
Je n’en dirais pas de même de notre moine dirigeant qui prétexta de mauvaises indications du génie pour couper le fromage et se précipiter vers la camionnette du chronométrage au lieu de charger, baïonnette aux talons.

Lors du deuxième assaut ce fut le contingent féminin qui brilla.
J’accompagnai fièrement Sophie l’enchanteuse et La troubadour Virginie, leur conseillant de se rallier à mon panache bleu et de progresser sous ma protection.
A mon grand « dames » gardez moi à droite, « dames » gardez moi à gauche , je dois avouer , et c’est là que Lebas blesse, que ce sont elles qui m’ont protégé des assauts que me portait l’ennemi du fait de l’attirance produite par ma côte de maille en fluo.
Enfin humiliation suprême pour un homme de mon rang, je ne pus suivre leur galop final.
Je me mis à envier l’évêque Cochon qui ne connut qu’une pucelle, qu’il réussit en définitive à brûler alors que je dus composer avec deux « Jeanne » qui finirent par me griller !
La douche ne fut pas de trop pour laver l’affront et me rafraîchir les méninges surchauffées par la toque bleue et le panache jaune que je portais.
Les croisades ne sont plus ce qu’elles étaient.

Dieu merci au moment du départ aucune perte n’était à déplorer. Une salve d’honneur fut tirée durant le déjeuner pour saluer l’anniversaire du Général Mabit. Un grognard de première!
Le normand regagna alors ses pénates.

Gais et contents
Nous marchions triomphants
En allant à Rouen
Le cœur à l’ai ai ai se

Sans hésiter
Car nous allions fêter
Boire et porter en liesse
Le RC é é sse

Jean François

La Provinsiale Croisade du RCS
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  • : Running Club Stéphanais 76
  • : Association loi 1901 . Club de course à pieds ouvert aux adultes hommes et femmes . Entrainements hebdomadaires en forêt du Madrillet . Courses sur routes . Club engagé dans le "Challenge Inter Cross de la Seine" . Groupe pratiquant la marche "rapide".
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