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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 10:08

 

Lost in La Brétèque
Où la course de l'eau

 

Oh combien de trailers, combien de relayeurs
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
 
Oui chers amis du RCS, en ce début d’été 2013 l’Armada est partie, la flotte est restée !
Et ? …
Vous allez découvrir ci-dessous le talent caché de votre secrétaire préférée,
Je fais allusion ici à la talentueuse S M alias Sofia Coppola outre-Atlantique.
Par commodité et respect pour sa discrétion, je me contenterai de la dénommer Sofia.
  
Tout avait commencé par un mail. Un appel à tournage anodin de son actrice culte, notre Scarlett Johansson en somme, Noura B. Celle-ci recherchait un partenaire afin de compléter un trio dont les membres se succéderaient sur des chemins de traverse au lieu dit La Brétèque, sans toutefois dévoiler plus de renseignements que cela sur L’histoire.
En semi retraite depuis mon dernier film, « Joly le magnifique » avec Di Caprio comme second rôle, j’avais d’abord hésité. Mais tourner avec Sofia et Noura à la fois, quel coureur normalement constitué aurait pu résister ? 
D’autre part, la rumeur évoquait aussi la participation des Dupont stéphanais Michou alias Blier (le père dont il a copié la coupe de cheveux) et Patou alias Lefèvre (dont il a hérité de la cervelle). Deux tontons flingueurs de première. 
L’affaire fut donc conclue.
 
Le jour dit, le casting démarra sur les chapeaux de roue. Je pris Sofia devant la mairie de Sotteville face au marché pour rejoindre ensuite Noura à St Hilaire. De là, nous montâmes à La Brétèque via Bois Guillaume où Michou et Patou étaient déjà arrivés.
Une fois sur place, nous nous rendîmes compte qu’il était tôt, 9h15 alors que les figurants étaient prévus à 10h30.

Un petit café s’imposait à l’écart de ce lieu lugubre enlaidi par un ciel chargé et des bourrasques de pluie dignes d’une série noire.

Seulement voilà, La Brétèque est à Rouen ce que le Sahara est à l’Afrique du nord : un désert.
 Agglutiné dans la Logan mobile de votre serviteur, le quintette élargit sa quête d’un estaminet aux villes environnantes. Peine perdue. Le bar de l’église ne fait plus recette et tous les établissements faisaient relâche.
 
Lors de notre recherche un incident nous mit la puce à l’oreille quant au genre de tournage que nous allions affronter.
Noura, joueuse comme toujours, était montée à l’arrière pour chahuter avec les Dupont. Elle n’avait pas mis sa ceinture.
Nous arrivions à un carrefour désert dont je négligeai l’arrêt à respecter. D’une manière irrépressible, la coach cramponnée à mes côtés hurla: Stop !!!
J’écrasai aussitôt la pédale de frein.
La voiture se cabra.
Nourra s’écrasa (la tête sur le repose tête avant).
Michou la recueillit. 
Patou la gifla (pour qu’elle revienne à nous). 
Je repartis. 
Nous comprîmes que le scénario serait celui d’un film d’horreur !
 
Ces dames voulaient se soulager avant le passage en forêt. Devant la carence en bars ouverts, elles allèrent crier famine dans une maison mac do leur voisine. 
Fermée aussi.
Mais comme l’a dit l’antique poète étasunien George w Bush* : « femme qui veut faire pipi fait plier le Mac Do ».
De fait, alors que nous, les garçons avions trouvé porte clause, les filles obtinrent qu’on ouvrit prématurément le restaurant pour que l’on se restaure d’un café et que l‘on utilise les commodités!
Ainsi ragaillardie, il était temps pour notre petite troupe de poursuivre le tournage.
 
Sur place, les figurants, déjà en grand nombre et livrés à eux-mêmes, se déplaçaient dans tous les sens. 
Ce serait bientôt pire !
Moteur, on allait commencer. 
C’est Noura, flanqué des Dupont qui s’y collait la première.
Quel départ mes amis !
Le buste droit, princière (sur la tête de ma mère!) elle trottait placide et calme au milieu des figurants excités. 
Quelle partenaire épatante !
D’accord six kilomètres plus tard elle était quelque peu maculée de boue mais toujours debout malgré son rôle éprouvant.
 
La deuxième scène devait durer une heure et mettre en scène Sofia. Afin d’attendre mon tour, je m’étais installé à l’abri de la Logan Mobile que j’avais déplacée jusqu’au lieu de tournage pour mieux profiter du spectacle, un journal à la main afin de combler les temps morts.
Je devins perplexe lorsque je me rendis compte que les mêmes figurants passaient à de multiples reprises sur le lieu d’arrivée en y revenant par des voies trop souvent opposées alors que d’autres étaient portés corps et biens disparus !
J’eus aussi le loisir de constater que notre Patou souriait toujours alors qu’il repassait pour la cinquième fois au même endroit et que des acteurs, réputés pour leur dureté au mal, tremblaient de terreur, la tenue dans un tel état qu’on les aurait crus tout droit sortis d’une rizière d’apocalypse now.
Quant à notre Michou, il surgit soudain d’un buisson en colonel Kurtz rôle tenu naguère par Marlon Brando qui est peigné pareil.
Ah mes amis quelle déroute !
Sofia, qui ne me retrouvait pas puisque j’avais bougé la voiture, finit par me mettre la main dessus et m’intima l’ordre d’entrer en scène avant l’heure. 
Détail qui m’inquiéta, car il n’était pas prévu au programme, elle avait décidé de m’accompagner. 
Nous entrâmes dans l’immonde cloaque. L’eau dégoulinait, le sol se dérobait, les sangsues s’en donnaient à cœur joie sur notre corps livré à leur convoitise.
Les arbres jetaient leurs branches brisées en travers de notre route. De fait, ma trajectoire fut soudain interrompue par l’une d’elle qui s'agrippa obstinément à mes jambes. J’effectuai un vol plané qui me projeta au beau milieu d’une gigantesque flaque, visage dans la boue. Je devins illico beaucoup moins joli ! 
Par conscience professionnelle compte tenu des conditions de tournage, je me tordis de douleur en criant. 
Sofia conquise par mon jeu mais cœur de pierre m’encouragea à poursuivre et pour accentuer le côté dramatique, passa sur mon dos comme on franchit à gué une rivière. 
N’écoutant que mon courage et les injonctions de mon mentor, je me relevai et repartis. 
Quelques kilomètres plus loin j’heurtai du coude un arbre qui je ne sais par quel trucage s’était mis en travers de ma route. On passait au fantastique ! Je devenais un Hobbit luttant contre des arbres animés dans le Seigneur des anneaux.
C’en était trop. Le scénario prenait une tournure gore. Il fallait que je me débarrasse de Sofia pour récupérer un peu. Nous venions de rattraper quelques rescapés quand j’accélérai Laissant à d’autres acteurs le soin de satisfaire les lubies de la géniale mais cruelle scénariste.
 
Triste spectacle que le QG du tournage Quand je pus enfin le rejoindre! 
Un commissaire, éprouvé par la solitude en milieu hostile car il n’avait vu que trois personnes passer dans son secteur, pleurait sur l’inutilité de sa besogne et la minceur de sa figuration.
Partout on pansait ses plaies.
Plus inattendu, la matinée se termina par de délicates scènes de nu, le tout en chansons.
Alors que Patou continuait de courir sans effets sur son corps mais toujours en souriant il se mit à chanter :
« La place boue était grise, devant moi marchait Nathalie » de Bécaud
Les autres en l’absence de douches besognèrent les corps à coup de lingettes pour ôter les couches qui s’y étaient incrustées. 
Noura se mit à fredonner : « Il venait d’avoir 18 ans » de Dalida les yeux fixés sur le premier juniors.
Sofia entonna l’air du pont de la rivière Kwaï. Allusion à son passage sur mes omoplates.
Quant à moi, je ne sais pourquoi je sifflotai le fameux air de Lucky Luke : I’m a poor lonesome cowboy.
Et Le capitaine Kurtz dans tout cela ? Il reçut l’oscar du meilleur second rôle pour sa prestation en V2 (vitesse de tournage en langage sms cinématographique).
 
Faut-il préciser que les récompenses étaient remises, sourire aux lèvres, par le responsable du principal sponsor de ce spectacle pluvieux achevé en histoire d’O : La compagnie des eaux de Normandie?
Il fait toujours beau pour quelqu'un ! 
La manifestation fera-t-elle pour autant de vieilles eaux, La question reste posée.

Nous attendons maintenant avec impatience le prochain film de S M** qui doit se tourner à la rentrée vers Provins. On dit qu’elle y sera peut-être assistée de Groucho Marx.
 
* George w Bush 
(Prononcez bien dobbeul you pour en avoir plein la bouche)
Poète et sage qui trouva une solution à ses problèmes de drogue et d’alcoolisme vers quarante ans en substituant sa cirrhose à la foi.
 
** initiales que d’aucuns rapprochent de celles de sado maso pour le goût supposé mais méconnu de la scénariste envers les scènes hard qu’elle imposerait à ses interprètes.

Note à l’attention d’éventuels nouveaux lecteurs :

- Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé n’est absolument pas le fait du hasard.
- Toute exagération des propos est à lire à travers le prisme de l’idéologie du seul parti auquel je me réfère, celui de Pierre Dac, le parti de la mauvaise foi.

Trail de l'eau : Lost in La Brétèque.......
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 15:13

" Géraldine Hete et Philippe David, deux petits nouveaux du club , nous font part de l'expèrience qu'ils ont vécue lors du semi marathon de Rouen de 2011,  photo et vidéo à l'appui ! 

                                                    Michel "

 

image001

2 h09, pas étonnant qu'on soit décoiffées !

 


15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:11

Ici  CAEN.   Les runners parlent aux runners :
        

        « Week-end pluvieux, week-end heureux »

Je répète:

         « Week-end pluvieux, week-end heureux »


Ce samedi 9 juin, les éclaireurs du RCS arrivent à Ouistreham vers 12 H et préparent le QG : visite et repérage des lieux, ravitaillement, distribution de rouleaux de PQ, qui ronflera avec qui, etc, etc…
Après un détour dans une « cantine »  de Lion/Mer, direction le Mémorial de Caen pour le retrait des dossards.
Le temps est mi-cidre mi-calvados. De grandes manœuvres, euh ! non, de grandes pluies sont prévues pour le dimanche. Course avec ou sans pluie ? Marée favorable ou pas ? Cruel dilemme, mais on est là  et on y reste.
La suite de la troupe débarque vers 19 H avec à l’arrière, Vieux Soldat et quelques munitions. La Pasta partie débute dans la bonne humeur. On se gave de sucres lents. En revanche, on n’est pas trop lent à se glisser dans les sacs de couchage avant l’épreuve du lendemain.
Dimanche 5 H 45 : Branle-bas de combat et dernières vérifications des paquetages. Sous une pluie battante, départ du premier char (10 km) avec 1 Prénom, Michel Marie et Vieux Soldat suivi de près par celui du semi (Denis, Désirée, Alphonse, Josiane et Fernand René).
Sur les points de ralliements, les tenues de camouflage pour déjouer l’attaque de la pluie sont dans l’ensemble assez similaires (sacs poubelles sur pattes).On a même réussi à identifier un intraitable retardataire.
L’assaut est donné : 8 H 30 à Mathieu pour le 10 km et 8 H 50  Pont Pégasus pour le semi
                 MIRACLE : la pluie s’arrête ……………………………… mais pas nous !
Après avoir englouti nos km, nous croisons Jean-Pierre qui attendait le bataillon du RCS : fatigués, souriants, pas trop mouillés, contents de notre victoire sur le chrono et «  sains et saufs ».
Nous nous replions vers le QG où sera dressé un buffet de « campagne ». Et entre deux averses, une photo des glorieux runners s’impose évidemment.

Photos-d-articles 0014

Résultats des Runners du RCS 76 (Temps corrigés)

 
                                                  SEMI PEGASUS (3122 coureurs à l'arrivée)


142ème  HENRY Jean Paul            1h27'15'' /  10ème VH2         nom de code «  Fernand René »
990
ème  LEROY Jean Yves            1h43'43'' /  18ème VH3         nom de code «  le retardataire »
1345
ème MORIN Sophie                1h47'16'' /  10ème VF2          nom de code «  Désirée »
1617
ème MAISONNEUVE Basile    1h51'30'' / 259ème VH2         nom de code « Alphonse »
2135
ème PESQUET Jérôme           1h58'48'' / 339ème VH2         nom de code «  Denis »
2620
ème MAISONNEUVE Pascale  2h08'32''/ 63ème VF2           nom de code «  Josiane »

                                                 

                                                10KM DE LA LIBERTE (3177 coureurs à l'arrivée)


305
ème  MABIT Luc                            44'24'' / 11ème VH3           nom de code «  Michel Marie »
874
ème  MONDON Barbara                 52'01'' / 58ème SF             nom de code «  1 prénom »
2263
ème BROUESSE Jean Pierre    1h01'18'' / 79éme VH3           nom de code «  Jean-Pierre »
2850
ème LEFEUVRE Jean Claude    1h09'42'' /94 VH3                 nom de code «  Vieux Soldat »
    
                                                                                                        Le 13 Juin 1944    Pascale 


2012 Les courants de la liberté

 




10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 20:40
Le RCS 76 chez les ch'tis raconté par Basile , Pascale et Sophie  :
 P9270008

"A l’heure du Départ en car, tout le monde est là, même le soleil a envie d’en découdre dans le Ch’Nord. Une fois les sacs dans la soute à bagages, le chauffeur fait les présentations, et c’est parti pour Raismes près de Valenciennes, le Parc Régional Naturel Scarpe-Escaut nous attend avec ces terrils et ces courses aux noms de pizzas.

Et toi t ‘as pris quoi ? J’ai hésité mais j’ai pris une furtive. Ben nous on a pris la familiale. Et pour moi ce sera une authentique, j’avais peur que la sauvage me reste sur l’estomac avec ces 4 terrils… « prononcé terris comme les Chtis » .

Les discussions vont bon train, ça rit, ça parle, ça a chaud, ça a froid, ça se lève, ça circule, ça grignote, la bonne humeur s’est installée et les kilomètres défilent .

3H30 plus tard, le centre de loisirs d’Amaury nous accueille avec un repas typique du nord sur notre lieu d’hébergement. Après le dîner, les chambrées se constituent ; Qui c’est qui ronfle ? Qui c’est qu’a des boules Quiès ? ?

Une sortie pédestre nocturne s’improvise. Personne ne disait rien mais tout le monde avait repéré le troquet juste avant le petit pont, mais à 21h00 tans pis pour la pinte... Ché fermé !

Mais quelques-unes et uns avaient prévu et on retourne boire un coup au centre de loisirs…..

Maintenant, l’heure grave et fatidique de la mise en sac (de couchage) est arrivée. Et je me rappelle des paroles de Tata Clicline «  Méfie toi d’un ronfleur qui s’ignore » Et bien elle avait pas tort Tata Clicline… Et concerto pour trombones et j’en passe. Rron..RRR.Pfouu….RRrrr…..

7 heures plus tard, toilette du matin, petit déjeuner sur le pouce et c’est réparti, un petit brouillard nous présage une belle journée ensoleillée. Et la bonne humeur est toujours là.

Ca rigole, ça discute, ça fait des photos, ça se prépare, ça s’échauffe, c’est parti.

Une foule impressionnante est au départ, des milliers de coureurs venus affronter les Terrils.

Après une courte mise en jambe, à la sortie d’une courbe, il est là devant vous, c’est le premier, et il faut le monter, et vos mains rejoignent vite vos pieds, car c‘est à quatre pattes que cela se termine. Arrivé au sommet un bref regard sur ce qui est maintenant derrière vous, et c’est reparti, au pas tout d’abord, puis on se remet à courir progressivement. C’est la descente, un autre effort et attention au chevilles… un terril c’est de la caillasse avec un espèce de sable charbonneux, le tout pas toujours stable.

LES TERRILS 2009 0014[1]

Après une partie de parcours en forêt sur deux kilomètres, on arrive au deuxième terril, un autre genre celui-là, moins abrupt mais bien plus long et à nouveau la descente et ses difficultés. S’ensuit une partie de parcours dans un cadre forestier magnifique, ou on retrouve les sensations habituelles de course sur plusieurs kilomètres  avant le dernier terril qui casse bien les jambes mais qui présage une ligne d’arrivée toute proche. En résumé une course bien sympathique et une organisation bien rodée.

Après une bonne douche, Le couscous, un plat typiquement nordiste du continent africain nous attend. L’heure de la détente a sonné et le soleil nous inviterait presque à une petite sieste sans concerto cette fois.

C’est ce que certains feront sur le trajet du retour, sauf notre infatigable Jean-Claude ! !"

 

Présentation

  • : Running Club Stéphanais 76
  • : Association loi 1901 . Club de course à pieds ouvert aux adultes hommes et femmes . Entrainements hebdomadaires en forêt du Madrillet . Courses sur routes . Club engagé dans le "Challenge Inter Cross de la Seine" . Groupe pratiquant la marche "rapide".
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