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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:11

Nous avons raté la première édition en 2016 pour cause de vacances, mais pour 2017 nous étions dans les parages. On n’a pas été déçu.
 

Une belle course d’orientation orchestrée par un maitre en la matière, des participants 
motivés, curieux de tester leurs connaissances et le petit plus, une météo honorable.

 

Une matinée fort agréable avec le RCS.
 

Et pour remercier le maître d’oeuvre un léger détournement d’une citation de Jean ARP :

« Nicolas est un Soufflet énigmatique et ce qui en résulte, ne peut être qu’un Soufflet magique. »

 

Et pour finir le petit pot de l'amitié 

 

                                                                   

Devant une sacrée table de désorientation  

 

 

 

 

 

                 Soufflet "SAIT" bien joué !           

                                                                                                          Pascale Maisonneuve
 

5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:56

Pas ou peu de photos de la course cette année, le déluge ayant rendu l'exercice trop difficile, mais toujours autant de coureurs (172 dont 56 de chez nous) des plus jeunes aux plus âgés que la pluie glacée n'aura pas refroidis si j'ose dire...

Pour le 50ème anniversaire du club créé par son père, Claude Pajot et son épouse avaient bravé les conditions météorologiques pour remonter à Rouen depuis l'Auvergne où ils demeurent. C'est donc lui qui donnait le départ des premières courses . Un peu plus tard il retrouvera sa famille rouennaise, Monsieur et Madame Guérin et leurs enfants à la salle Paul Eluard pour la remise des trophées.

Jean Claude Charvieux et Gaby Malabous tous deux adhérents en 1967 (année de la création du club) s'étaient aussi déplacés pour la circonstance. Rappelons que Jean Claude exerça la fonction de secrétaire du club dans les années 70 sous la présidence de René Pajot.

Après les résultats et la remise des trophées Enfants , Femmes et Hommes, mis en jeu par la famille Pajot, eu lieu la traditionnelle séance photos pour immortaliser l'événement 

                                                                                        Michel

 

"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
"Prix René Pajot", ou encore "Courons sous la pluie"
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 14:04
Relais des Familles du 8 janvier 2017

64 inscrits, 4 forfaits de dernières minutes, 1 absence, 59 personnes prêtes à en découdre sur un parcours un peu raccourci pour ne pas finir trop tard, avant la galette. 
 

Finalement 15 équipes de 4 personnes sur la ligne de départ, Pierre-Eric  acceptant de faire 3 puis 4 tours pour son équipe réduite du coup à 3 éléments.
 

Après la traditionnelle photo annuelle du Relais des Familles, le rappel de la règle impérative du 1er tour fait par tous en marchant ;  et sous le contrôle des 3 éminents commissaires de course de cette année (Estelle, Sophie et Jérôme), le relais débuta pour se terminer 37’ 04 plus tard pour la 1ère équipe (Claude Douville – Patrick Pallu – Laurent Désanglois – Laurent Algrain) et 43’ 31 pour la dernière équipe (tableau ci-dessous avec une nouveauté pour cette édition, le classement de chaque marcheur ou coureur à son passage de relais).
 

Pas de gros écarts cette année à l’arrivée, les équipes assez homogènes et bien réparties par un tirage au sort, fait par Nicolas Mabit (12 ans - fils de Gaëlle & petit fils de Luc), se sont succédé en un peu plus de 6’.
 

Les compétiteurs de ce début d’année se sont retrouvés ensuite au gymnase Jean Macé pour les résultats et la récompense : un stylo spécial « 50 ans du club » (1967-2017).
A titre indicatif et sous réserve d’homologation par les instances dirigeantes du club, ci-après les résultats individuels de chaque relayeur.

Relais des Familles du 8 janvier 2017

Marcheurs :
Femmes : Nathalie Désanglois 14’ 12 – Nadia Parra 14’ 15 – Françoise Pesquet 14’ 18 – Nadine Delapierre 14’ 37 – Nelly Fouchard 15’ 20 – Joséphine Leroy 17’ 50 – Laurie Masson 18’ 02.

Hommes : Jean Pierre Brouesse 13’ 33 – Yves Baville 13’ 55 – Joaquim Debarros 14’ 11 – Jean Claude Lefeuvre 14’ 26 – Claude Douville 14’ 39 – Jacques Testart 14’ 59 – Christian Fouré 14’ 59 – Roland Bazillio 17’ 25. 
 

Coureurs :
Femmes : Ophélie Delalande  7’  – Sandra Petit 7’ 25 – Virginie Lebas 7’ 50 – Evelyne Kalin 7’ 57 – Nadine Niel 8’ 11 – Christine Dréan 8’ 47 – Patricia Deilhou 9’ 03 – Catherine Douville 9’ 07 – Noura Berbra 9’ 17 – Patricia Lesueur  9’ 35 – Françoise Chevalier 10’ 19 – Claudie Pappalardo 10’ 22 – Pascale Maisonneuve 10’ 29.

Hommes : Jérémy Champeval 5’ 59 – William Mohamed 6’ 22 – Pierre-Eric 6’ 41 & 6’ 48 – Sébastien Hanrard 6’ 51 – Manu Lailheugue 6’ 51 – Laurent Algrain 6’ 56 – Emmanuel Zolli 7’ 11 – Yannick Kalin 7’ 13 – Jérémy Stervinou 7’ 16 – Laurent Pappalardo 7’ 21 – Christophe Gosselin 7’ 22 – Laurent Désanglois 7’ 23 – Gilles Chevalier 7’ 25 – Stéphane Fouchard 7’ 35 – Romuald Farret 7’ 40 – Guillaume Ragot 7’ 42 – Bruno L’Huillier 7’ 44 – Michel Deilhou 7’ 46 – François Perez 7’ 51 – Luc Manit 7’ 55 – Olivier Martin 8’ 02 – Patrick Pallu 8’ 06 – Laurent Confourier 8’ 09 – Philippe David 8’ 19 – Jean Yves Leroy 8’ 20 – Nicolas Mabit 9’ 04 – Gaby Le Guillant 9’ 12 – Jean Luc Delapierre 9’ 17 – Alain Dejean 9’ 42 – Christian Guillopé  10’ 50 – Dominique Billard 12’ 13.  

                                                              Jérôme

 

CLASSEMENT GENERAL

Relais des Familles du 8 janvier 2017
Les photos de la matinée

(Bon a savoir si lecture sur ordinateur : cliquer sur une photo pour visualiser en grand format) 

Photos Laure et Jacques
Photos Laure et Jacques
Photos Laure et Jacques
Photos Laure et Jacques
Photos Laure et Jacques
Photos Laure et Jacques
Photos Laure et Jacques

Photos Laure et Jacques

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 13:17

Ce mardi matin par un beau soleil, mais avec -3°, je me rends à mon jardin qui longe le petit bois du "Val L'abbé" pour y cueillir quelques légumes. En arrivant dans la rue, j'aperçois au loin, deux petits bons hommes affublés d'anoraks et bonnets qui descendent de voiture avec tondeuse et autres machines infernales. Je reconnais tout de suite Jean Luc Delapierre  et Dominique Torchy.

Dimanche dernier, en reconnaissance de notre cross du "Prix de la ville" avec un petit groupe du club, ils nous ont dit qu'ils reviendraient défricher le passage étroit dans la plaine.

 

Après avoir galéré avec ma bêche dans un sol gelé pour récupérer carottes et poireaux, je décide d'aller leur donner un petit bonjour. En arrivant près du champ je vois qu'ils ont déjà bien travaillé. Mais en m'enfonçant plus loin dans le chemin, je comprends alors pourquoi qu'avant de les rejoindre j'ai remarqué des petits tas de vêtements posés sur le côté.

 

Notre ami Jean Luc est en sueur, en train de batailler avec sa vieille tondeuse pour nous fabriquer un beau chemin bien large, et plus loin Dominique à coups de taille haie lui prépare le terrain. Plus rien à voir avec le petit sentier que nous avons parcouru dimanche; les coureurs pourront se doubler sans problème sans s'écorcher aux ronces.

 

Après une bise fumante et un petit mot, pas de papotage, nos copains se remettent au boulot. Moi ,un peu gênée, je les laisse et retourne bien au chaud à la maison préparer ma soupe.

 

Bravo les gars ça mérite bien quelques lignes 

 

                                                                      Nadine

 

Ce samedi d'avant course, l'équipe du traçage au complet 

 

23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 23:09

Dimanche 20 novembre 2016, 7 heures du matin : effervescence dans le secteur du théâtre « Le Rive Gauche », à St Etienne du Rouvray !

Le Running Club Stéphanais 76 avait entrepris de sortir l'orchestre & le chœur philharmonique et de jouer en forêt « La légende de la Forêt Viennoise » de Johann Strauss, suivie de « l'Automne » des Quatre Saisons de Vivaldi.

Le chœur un peu enroué, pour se chauffer la voix, s'est mis à entonner « Vive le vent », pour apaiser aussi les dieux de la météo et de la forêt.

Vous avez tous compris : c'était le jour de la deuxième édition du Trail du Rouvray !

Depuis la 1ère édition, nous avons respecté le désir des athlètes : augmenter le parcours de 24 à 30 km, créer pour nos amis marcheurs une épreuve de marche nordique, sur le parcours du 11 km.

Les chemins étaient bien préparés, la signalisation parfaite ….. quelques petits couacs pourtant ! 

Innovations 2016 : la possibilité de s'inscrire et de régler directement en ligne, les classements par puces, instantanés à l'arrivée. 2 points importants pour les coureurs et les organisateurs, soulignés et appréciés par tous.

Les départs avec en ouverture et fermeture les vététistes de Sotteville,  ont été donnés à l'heure fixée par le chef d'orchestre et 1er violon Claude, qui nous a ensuite gratifié de ses commentaires pointus, à l'arrivée des coureurs.

Les athlètes ont apprécié les parcours, déjà connus pour certains et découverts pour d'autres. Les échos parvenus à nos oreilles sont très bons. Déjà beaucoup de participants de dimanche seront de retour l'an prochain, le 19 novembre 2017.

Ils étaient fatigués et boueux à l'arrivée ; mais souriants. Ils ont pu  ensuite se réconforter devant les tables de ravitaillement, bien fournies.

Ils étaient 639 à l'arrivée. 190 sur le 30 km, 354 sur le 11 km et 95 sur la marche nordique.

15 membres du club nous représentaient dignement : Pascale sur le 11km marche nordique (2ème VF3), Jérémy Champeval 1er au scratch du 11 km, Sandra 3ème au scratch, Franck (1er VH2), Yannick Kalin (1er VH3) devant le papa d'Ophélie (Jacques venu directement du Cher), Luc Mabit éternellement jeune et performant (1er VH4), Evelyne Kalin (1ère VF2), notre célèbre duo Catherine (1ère VF3) et Françoise (2ème VF3), sans oublier notre seul, unique et courageux représentant sur le 30 km, Jean Paul (1er VH2) !

75 coureurs inscrits, craignant peut-être une annulation de dernière minute, demandée par La Préfecture de La Seine Maritime, ne se sont pas présentés au départ.

Les élus de SER étaient présents, ce qui prouve l'attachement de la ville à notre belle manifestation.

Que toutes et tous soient remerciés pour leur aide et leur soutien : la ville le département et nos sponsors/partenaires.

Une mention particulière à la soixantaine de bénévoles du club mobilisés pour l'organisation, très tôt le dimanche matin, dès le samedi matin et bien avant encore pour un petit nombre d'entre nous.

Je vous invite d'ailleurs à élargir le panel ; et de permettre ainsi  l'organisation d'un roulement parmi nous (« cette année, je cours …. l'année prochaine je laisse ma place et j'organise à mon tour ! »).

Nous devrions pouvoir faire mieux et plus facilement encore avec les  100 adhérents actuels du club !

Merci aussi à tous les anonymes, qui nous ont prodigué leurs encouragements ; et à celles et à ceux qui par leurs courriers nous ont témoigné leur sympathie.

Le week-end s'est terminé toujours en présence des traditionnels et célèbres révérends  locaux : les pères Naud et saint Zano ; et devant quelques douceurs bien méritées.

Après le final, l'orchestre & choeur ont baissé le rideau, à 15 heures.

Tout n'est pas pour autant terminé. Il faut encore « nettoyer » la forêt (rubalise & pancartes) car le garde forestier (pas très loin) veille, ranger le matériel, restituer « les invendus » des ravitaillements, payer les fournisseurs, encaisser les chèques, établir le bilan financier, envoyer les résultats aux sites internet sur lesquels le trail figurait, répondre aux questions, remercier nos partenaires, faire un bilan de l'organisation pour l'améliorer encore l'an prochain …... et bientôt recommencer pour 2017 (recherche des sponsors, inscriptions sur les sites etc …..)

Nous étions bien fatigués, mais contents et satisfaits de cette journée.

Comme je l'ai déjà dit, « scout toujours » et prêts pour l'an prochain, le dimanche 19 novembre 2017.

Merci à toutes et à tous.

                                   Dominique Torchy

Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course
Avant la course

Avant la course

Photos du Trail de Philippe LEVASSEUR

Album 01   Album 02   Album 03   Album 04 

 

 

14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 11:00

Ce dimanche 13 novembre, certains dont moi même, avaient lancé l'idée d'une reconnaissance du parcours du 11km du prochain trail. Pour moi cela me permettait de voir l'état des chemins avant le traçage .
 

Je ne pensais pas en arrivant au parking du Rive Gauche voir autant de monde. Oh surprise !. Vous étiez 22 pour arpenter les chemins et suivre mon panache blanc. Mon cheval étant devenu rosse avec l'âge, l'allure fut modérée.
1 heure 13 d'une excellente balade, sous une température très printanière, quelques uns, tels des géomètres annonçant les kilomètres...et tous prêts  à recommencer cette aventure, voir autre chose.

J'ai bien noté vos aspirations, je ne suis que coureur, j'en parlerai à notre président.
 

Pour le dimanche 27 novembre, je ferai un entrainement sur le parcours du Val L'Abbé, en vue  du cross de la ville organisé par le RCS76. Vous êtes quelques uns à être partant , alors je vous invite à participer, rendez vous sur le parking du Bois du Val l'Abbé à 9 heures.
 

Merci encore d'avoir répondu présent, c'était très sympa et à bientôt pour d'autres pérégrinations.

                                                             Dominique


 

26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:53

Ils en parlaient depuis presque 1 an….il se sont entrainés pour ça depuis presque 1 an….Eux, ce sont les 5 chevaliers du RCS 76 partis défier le parcours mythique du 76km du trail des Templiers à Millau ! J’ai nommé Jérôme Fromangé (le chien fou), Christophe Gosselin (l’expérimenté), Laurent Algrain (la parlotte), Laurent Confourier (le sage) et Romuald Farret (le barbu).
 

Départ de Rouen le vendredi 21 octobre 2016, 9h. Arrivée prévue à Millau en fin de journée dans un gîte que nous a réservé notre sage. On y arrivera vers un bon 18h après un repas mais assez léger (très mauvais la viande rouge avant une course les gars !) du côté de Vierzon. Le gîte est top, on s’installe tranquillement. Les discussions vont bon train, on regarde à nouveau le parcours et le dénivelé et on se dit qu’on va bien morfler, surtout vers la fin….on croyait pas si bien dire…après un repas adapté à notre futur effort (escalopes-pâtes fraiches) et une rapide belote, tous au lit de bonne heure ! C’est cette nuit qu’il faut bien dormir !
 

Nous partons récupérer notre dossard le lendemain à Millau. Des courses ont déjà eu lieu le vendredi et c’est encore le cas le samedi avant la dernière, la nôtre, le dimanche. C’est plein de monde partout. Un vrai évènement. 
 

On récupère chacun nos dossards plus ou moins facilement (mais on va pas en faire un fromage hein Jérôme ?), on se balade dans le salon du trail (un vrai supermarché !) et on s’imprègne tout doucement de la manifestation toute entière. Un petit repas, quelques photos, 2-3 courses et on rentre au gîte pour se reposer et préparer nos affaires…..le réveil sonnera en effet à 3h demain matin….un petit tarot et au lit !
 

3h du mat’, c’est tôt….très tôt….mais le temps de se préparer, de faire la route et de se garer, il vaut mieux prévoir large….quitte à poireauter presque une demi-heure dans la voiture….On dépose nos sacs à la consigne puis on se place tranquillement dans notre sas de départ. On a tous hâte d’en découdre. On pense partir pour environ 12h. On en reparle….Une précision qui a son importance : contrairement à ce qui était annoncé, il ne pleut pas….il y a du vent mais il ne pleut pas…..ouf….
 

Ci-dessous le programme des réjouissances :

6h ! Le départ est enfin donné ! Il y a beaucoup de monde et on attaque vite (2km) une montée dans laquelle nous marcherons longtemps….ça permet de se mettre en route tranquillement….Arrivés sur le Causse, nous prenons notre rythme de croisière, même un peu trop rapidement pour certains peut être…le jour se lève petit à petit, la lumière du jour va laisser place à la lumière des frontales…c’est magnifique.
 

Notre groupe de 5 se sépare en partie au 1er ravito (Peyreleau-23ème km). On n’a pas bien avancé sur cette première partie, beaucoup marché sur des singles ou il est difficile de doubler, je décide donc de ne pas m’attarder plus que ça et je file au bout de 2 minutes. Les gars suivent pas loin et Jérôme ne tardera pas à me rejoindre. On fait un bout de route ensemble mais je sens qu’il a des fourmis dans les jambes….allez jeune chien fou, fais toi plaisir ! Notre parlotte me rattrape ensuite et on fait route ensemble jusqu’au 2ème ravito (Saint André de Vézines-34ème km) ou le sage puis l’expérimenté nous rejoindront un peu plus tard. On repart à 3, les 2 Laurent et moi. Le parcours a été jusque-là plutôt roulant, sans difficulté majeure. On a l’air tous encore plutôt pas mal….vu ce qui nous attend, il faut mieux…
 

Nous continuons notre périple sur des sentiers en balcon nous offrant des points de vue à couper le souffle et des couleurs magnifiques. Avec un brin de soleil, ça aurait été phénoménal….

Toujours du « roulant » jusqu’au 40ème, on passe la distance du marathon pile poil en 6h, jusqu’à une descente bien longue et bien casse pattes qui permet à Christophe de nous récupérer. Nous arrivons tous les 4 au point d’eau de la Roque Sainte Marguerite, remplissage rapide des poches à eau et c’est déjà reparti….et là, ça va devenir moins roulant cette affaire…on se prend de suite un D+300 en 2km qui va bien nous entamer…Nous ressentirons le besoin de souffler au 3ème ravito (Pierrefiche-48ème km). Un bon arrêt de presque 15 minutes ou les bols de soupe, TUC, tartines de Roquefort, chips et autres balistos seront les bienvenus ! On voit d’autres concurrents bien rincés et même un qui claque un roupillon ! Christophe repart un peu avant nous, je me remets de nouveau en route avec les deux Laurent.
 

Le parcours va alors devenir très technique. C’est la partie la plus difficile, on le savait. Il va falloir s’accrocher. Notre sage attaque dans les descentes. La parlotte (qui ne l’est plus tant que ça à ce moment-là !) et moi-même restons prudents et laissons Laurent prendre ses distances. On va à notre rythme, les premiers coups de moins bien arrivent et nous gérons tant bien que mal jusqu’au point d’eau de Massebiau (66ème km) ou l’accueil du public sur place nous fait vraiment chaud au cœur ! ca requinque ! et on n’a plus que 10 bornes ! on est bien là !!!!
 

Enfin pas tant que ça en fait….car la montée jusqu’à la Cade est juste d’une difficulté sans nom….Archi pentue, sans fin….on y passera presque 1h15….pour à peine 3km…même les pires chiens d’la casse ne s’y aventureraient pas…..le dernier ravito arrive à point nommé avant la fin du parcours (La Cade-69ème km-ravito avec cheminée !). Tiens, notre sage est là ! le rythme des descentes a dû laisser des traces… On se couvre avant de repartir, les températures baissent et on est fatigués. 
 

La reprise se fait tout doucement, alternance de marche et de course. Il nous reste environ 8 bornes. On profite du coucher de soleil sur le viaduc et de la vue imprenable sur Millau et ses lumières. Puis arrive la montée à cette p….. d’antenne par le Puncho d’Agast…..montée moitié moins longue que celle vers la Cade mais encore plus pentue et plus interminable. Après un peu d’escalade, on remet les frontales au sommet, il ne nous reste « plus » que la descente finale à se farcir de nuit. 2,5 km.

On nous annonce un terrain glissant. On est fatigués. On a hâte d’en finir. On finit par rejoindre le bitume…enfin on va rejoindre l’arrivée par la route et un terrain normal….eh bien non, c’est en face les gars ! et on replonge sur le sentier…on passe la grotte du hibou et la fin arrive…on débouche sur un chemin plus large avant de dérouler (très) tranquillement jusqu’à l’arrivée. Arrivée que notre chien fou aura passée en 12h56, notre expérimenté en 13h22 alors que la parlotte, le sage et le barbu franchiront ensemble la ligne d’arrivée de cette course de tarés en 13h58…. 
 

Une course de tarés, on le savait…du moins on s’en doutait….on en a bien chié….jusque dans la voiture le lendemain…fallait nous voir sortir de la titine à Laurent…..mais on était aussi venu pour ça. Pour nous mesurer à un défi de taille. Pour nous mesurer à nous-mêmes. Pour passer et partager un moment unique entre potes. Pour garder des images plein la tête. Et pour devenir finishers d’une course légendaire…et avoir envie de repartir…

.                                                                                                  

                                                                                                          Romuald
 

24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 20:51

Pléthore de titres possibles pour ce texte : « le RCS 76 récite ses gammes ! », « Le RCS 76 présent sur tous les fronts ! », « Les exercices de style du RCS 76 » etc....

Pour le club et ses membres, le week-end a été bien rempli et les performances à la hauteur des espérances de chacune et chacun.

 

1 - Vendredi 21 octobre 18 h - Stade Jean Le Forestier à Petit Couronne : la demi heure sur piste, l'édition de tous les records !

Bizarre, cette demi heure 2016  (« moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre ! » - célèbre réplique de Louis Jouvet – Drôle de drame - film de 1937 de Marcel Carné) jusqu'à présent «  boudée », par une très grande majorité des coureurs du club.

Après des années consécutives de désaffection, nous avions réfléchi avec Michel Deilhou sur la manière de la relancer. Michel voulait introduire la notion de performance par équipe (duo), associée au hasard (tirage au sort des équipes).

Moi, je voulais rompre la monotonie de l'effort solitaire du tour de piste, en mêlant le jeu (relais de 2 coureurs) au hasard (tirage au sort). Ainsi, l'effort serait moins long (10 à 20' selon les coureurs), moins difficile et peut-être plus compatible avec la répétition des efforts, demandés le dimanche suivant à Bois Guillaume.

Et c'est ainsi que nous avions présenté la demi heure sur piste 2016 aux membres du club. Après une réaction molle et poussive, une relance réfléchie du président, la demi heure sur piste a eu lieu vendredi soir après un petit échauffement collectif d'une vingtaine de minutes, proposé et animé par Michel autour du stade.

18 h 40 : 17 équipes de 2 coureurs tirés au sort sont sur la ligne départ, au ordre du starter et commissaire de l'épreuve. Nico photographe de service du club est positionné au bord de la piste et Delphine, Nadia, Nadine D, Bruno, Dominique T et moi-même, sur la ligne de départ prêts à la compter les tours de piste effectués. 

34 coureurs (10 filles et 24 garçons) en piste . De mémoire proche de président et un peu plus lointaine de participant fidèle à la demi heure, je n'avais jamais connu une telle participation !

La demi heure devait être « cool » Elle fut disputée, à l'image du départ rapide de Jérémy Champeval, visiblement parti sans vouloir s'économiser, suivi par un peloton rapidement allongé, composé de Kévin, William Legrand, Hugues, Philippe David, Guillaume, Ophélie, Sébastien Durand, Manu etc …..

Hormis Luc, tournant à allure d'un sénateur, pensant certainement à ses 10 km de Bois Guillaume, personne ne s'est ménagé ou économisé. Bizarre, non ? ,,, pour un exercice longtemps décrié !

19 h 10 au son de la cloche, fin de la demi heure. Après mesures officielles du tour de piste inachevé de chacun, multiplication et addition des distances parcourus par chaque duo, le classement a été établi ainsi  et le 1er duo récompensé :

 

1 William Legrand 7411 m (3è H) – Philippe David 7237 m (5è H) = 14648 m

2 Kévin Chiarot 7786 m (2è H) – Axel Galindo 6390 m (13è H) = 14176 m

3 Jérémy Champeval 8815 m (1er H) – Alain Dejean 5360 m (21è H) = 14175 m

4 Laurent Pappalardo 6494 m (11è H) – Ophélie Delalande 7272 m (1ère F) 13766 m

5 Hugues Guillot 7272 m (4è H) – Gilles Chevalier 5863 m (18è H) = 13135 m

6 Estelle Deilhou 5992 m (2è F) – Manu Lailheugue 6943 m (8è H) = 12935 m

7 Patricia Deilhou 5981 m (3è F) – Luc Flourez 6837 m (9è H) = 12818 m

8 Pascale Maisonneuve 5169 m (7è F) – Guillaume Ragot 7060 m (6è H) = 12229 m

9 Michel Deilhou 6494 m (11è H) – Catherine Douville 5464 m (6è F) = 11958 m

10 Luc Mabit 5689 m (19è H) – Laurent Désanglois 6242 m (15è H) = 11931 m

11 Christine Dréan 5680 m (4è F) – Jean Yves Leroy 6032 m (16è H) = 11712 m

12 Emmanuel Zolli 6711 m (10è H) – Erin Leidelker (*) 4455 m (8è F) = 11166 m

13 Gaby Le Guillant 5425 m (20è H) – Nadine Niel 5482 m (5è F) = 10907 m

14 Sébastien Durand 7052 m (7è H) – J.C Lefeuvre (**) 3507 m = 10559 m

15 Olivier Martin 5871 m (17è H) – Françoise Chevalier 4455 m (8è F) = 10326 m

16 Marina L'Huillier (*) 4245 m (10è F) – J.L Delapierre 5032 m (22è H) = 9277 m

17 Philippe Lesueur 6287 m (14è H) – Claude Douville (***) 800 m = 7087 m

(*) cadette - (**) marche - (***) marche & abandon après 2 tours.

 

Les performances individuelles de Jérémy (8815 m) et d'Ophélie (7272 m) ont été saluées par tous comme il se doit au moment du pot amical, sans être bien certain que le vieux record de la demi heure, détenu par Michel Vilain (8640 m), avait été battu par Jérémy, sous nos yeux ébahis, dans l'obscurité tombante, sur la piste de Petit Couronne.

C'est le lendemain après-midi seulement, en rapprochant les résultats individuels de cette année aux résultats des années précédentes, que la lumière a jailli comme la veille tardivement sur la piste : « Jérémy a battu le vieux record de la demi heure sur piste ! ».

 

Vivement 2017 et l'édition des 50 ans du club pour assister à la chute du record de Nadine Niel (7569 m en 1996) et au franchissement de la barre mythique des 9 km !

 

TEMPS_DEMI_HEURE_SUR_PISTE_1989_a_2016_rev_261016.pdf

 

Photos de Nicolas visibles dans album "en course 2016"( sur le coté droit de la page)

 

2 - Dimanche 23 octobreles 10 km & le semi de Bois Guillaume :

12 h 30, sous un soleil radieux départ du 10 km - un petit vent froid de face en remontant vers la ligne d'arrivée – 18 coureurs du club engagés (Michel Bernière – Valérie Cailloux – Françoise et Gilles Chevalier – Kévin Chiarot – Stéphane Fouchard – Luc Flourez – René Heintz – Philippe Heute – Evelyne et Yannick Kalin – Manu Lailheugue – Christophe Leguay – Philippe Levasseur – Luc Mabit - Olivier Martin – Jérémy Stervinou – Dominique Torchy ).

Kévin 47ème 38' 24 – Manu 93ème 41' 09 – Yannick 96ème 41' 20 – Stéphane 156ème 44' 20 (2ème VH3) et Jérémy Stervinou 162ème permettent au club de gagner 50 € (classement des 5 premiers du club – 1er club non affilié).

Autres performances (sur 797 classés) :

  • 165ème - Luc 44' 37 – 1er VH4,
  • 211ème - Evelyne 46' 31 – 2ème VF2,

  • 303ème - Valérie 49' 27 – 3ème VF1,

  • 514ème - Dominique 55' 19 – 2ème VH4,

  • 625ème - Françoise 59' 17 – 2ème VF3.

 

14 h 30, départ du semi – toujours ce vent froid de face – plus de soleil – il fera très froid pour les spectateurs, encore présents à l'arrivée du semi – 11 coureurs du club engagés (Cyrille Cerbonne – Romain Dambo – Laurent Désanglois – Hugues Guillot – Sébastien Hanrard – Jean Paul Henry -Christelle & William Legrand – Guillaume Ragot – forfait de dernière heure de Jérémy et Ophélie).

Les coureurs du club engagés sur le semi, pour faire comme ceux du 10 km précédemment, ont remporté également les 50 € mis en jeu pour le classement des 5 premiers du club (club non affilié) :

Jean Paul 41ème 1 h 25' 14 (2è VH2) – Romain 77ème 1 h 28' 50 – Sébastien 93ème 1 h 30' 33 – Christelle 1 h 30' 47 (3ème au scratch & 2ème senior femme) – William 96ème 1 h 30' 48.

Sans oublier : Guillaume 153ème 1 h 35' 19 – Hugues 205ème 1 h 38' 50 – Laurent 364ème 1 h 47' 46 qui ont participé tous les 3 aussi à la ½ heure, vendredi soir et Cyrille 1 h 54 ' 47 (sur 740 coureurs classés).

A noter les belles perfs. de William du week-end : ses 7411 m sur la piste (3ème) vendredi soir et son semi avec Christelle, dimanche après-midi en 1 h 30' 48 !

Quand William fait l'effort de ne pas se déguiser, en plus de réaliser de très bons temps, il permet au club de gagner de l'argent ! Merci qui ?

 

3 - Dimanche 23 octobre – 5 h 59' (du matin) – Milliau – départ du « Grand Trail des Templiers » - 76 km – 3550 m de dénivelé positif.

Les 5 coureurs du club présents ce w.e aux Templiers feront certainement prochainement un long récit pour le blog du club de cette course mythique.

Je tenais tout simplement à leur dire notre admiration et un grand « Bravo ! » au nom de nous tous pour leurs exploits :

  • Jérôme Fromangé – 907ème en 12 h 56' 39,
  • Christophe Gosselin – 1027ème en 13h 22' 32,

  • Laurent Confourier – 1219ème en 13 h 58' 09,

  • Laurent Algrain – 1220ème en 13 h 58' 12,

  • Romuald Farret – 1221ème en 13 h 58' 13.

 

Pour avoir couru un jour avec Laurent Algrain 39 des 42 km d'un marathon avant qu'il ne « craque » subitement pour le soulagement et le repos de mes 2 oreilles, j'espère que « La Parlotte » (surnom amical donné à Laurent par ses compagnons de trail) ne leur aura pas parlé durant ces 14 heures consécutives !

 

                                                                                   Jérôme

19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:12

En ces temps ingrats où le club peine à rassembler un nombre motivant de coureurs pour la demi-heure sur piste, nous étions 4 sociétaires du RCS à nous confronter à l'édition 2016 du Marathon Seine-Eure.  

Et encore, il fallait déplorer l'absence de dernière minute de Bruno L'HUILLIER, qu'une douleur tenace a empêché d'assurer sa participation ; lui, l'homme qui murmure à l'oreille des 100 km, c'est un comble ! Mais nous avons quand même eu le plaisir de le voir (sans doute courageusement ronger son frein) nous encourager sur le parcours puis à l'arrivée. Et une pensée pour Michou LECOEUR, qu'une sciatique coriace a détourné de son objectif de mettre à profit sa condition de jeune retraité pour exploser les records après une prépa de compétition pourtant bien entamée. On compte sur toi pour l'an prochain !

Il faut ajouter Jean-Yves LEROY, qui caméra au poing nous a immortalisés plusieurs fois sur le parcours, Laurent DESANGLOIS, entrevu à l'arrivée, et Patricia LESUEUR qui, fine mouche, savait sans doute qu'en se plaçant au bord du 37ème km elle profiterait un peu sadiquement du spectacle des coureurs déjà bien entamés, la langue pendante, voire cramoisis ; ou même pire,  transformés en marcheurs boiteux.

(J'ai aussi cru apercevoir Claude Douville sur la première partie du parcours mais je ne suis pas sûr de moi).  

Ces défections un peu tristes ne nous ont pas empêché de nous retrouver donc à 4 au village Départ. Nous, c'est-à-dire :

-       Ma Christine DREAN, qui décide sur les incitations pleines de fourberie de son Philou de se rétablir de sa déchirure estivale au mollet (vacances un peu gâchées mais bon, on fait avec…) en prenant en route les 6 dernières semaines d'une prépa marathon et de se lancer (enfin, en s'inscrivant au dernier moment quand même… J'y vais, j'y vais pas ? Non. Si,.. Pas possible, c'est pas raisonnable. Oh, et puis oui, c'est décidé, je me jette à l'eau !) dans son premier marathon ; sans doute un peu aussi pour faire sa fière au prochain marathon de Paris où elle espère alors laisser à Mehdi l'exclusivité du rôle de candidat au déflorage sur la distance "reine".

-     William MOHAMED, qui profitera de l'occasion pour se découvrir un passé professionnel furtivement commun avec le papa de Christine.

-      François PEREZ, qui après ses péripéties sur le Marathon de la Liberté à Caen, nous rassure tout de suite : Non, il n'a pas oublié ses chaussures ni ses chaussettes de course !

-       Et donc moi-même qui espère venir à bout de mon 7ème marathon (l'âge (ou plutôt le nombre) de raison ? J'ai peur qu'il en faille un peu plus que ça en ce qui me concerne, malheureusement. Quand on a un côté Bob l'Eponge un peu affirmé, la maturité peut être tardive …voire hypothétique…).

 

Puisqu'on parle de l'ami Bob, pour les heureux élus qui ont suivi les 10 km de Rouen, voire parcouru l'édition Seino-Marine de Paris-Normandie, voire même, tels l'aigle au regard perçant, su capter les 2 passages furtifs que 2 bestioles jaunes ont effectué devant les caméras de La Chaine Normande à l'arrivée (et encore, il s'en est fallu de 5' pour que nous ayons les honneurs du plateau et d'une interview en bonne et due forme par le journaliste sportif star de la chaîne locale. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois), pour ces élus écrivais-je, le costume jaune reprend du service. Mais, courageux mais pas téméraire, et ayant quand même des ambitions de chrono, je délaisse la version "poisson pané de la cantine, carré avec les yeux dans les coins", avec un Cx d'armoire normande ou de vieux break Volvo, et reprends à Christine (alors un peu déçue) mon cher modèle "profilé-aérodynamico-près du corps" qui m'avait déjà fidèlement accompagné l'année précédente.  

Je fais des infidélités répétées au maillot du club, j'espère que notre président et les préposés au décryptage de planches de photos Normandie Course à pied et CB2000 ne m'en voudront pas. J'ai bien cherché sur le formulaire de commande de tenues transmis par Nicolas, je n'ai pas trouvé dans le tableau, si une ligne me permettait de commander une tenue de Peter Pan ou de Télétubbies je serais preneur.  

Christine, elle, me verrai plutôt en Schwarzy ou en Jason Statham (les amateurs de cinéma d'Art et d'Essai savent de qui il s'agit…), ou en John Cena (ça c'est plus pour ceux qui sont familiers des acrobaties de catcheurs musculeux du côté de chez Raw et Smackdown), mais je crains que 50 kilos de barbaque supplémentaire localisés sur le haut du corps (ou leur équivalent en latex) mais en s'arrêtant juste là où la boite crânienne commence (oui, je sais, c'est méchant, et facile, et même sans doute pas si vrai que ça) nuise à ma vitesse de course.  

Après les questions d'équipement, parlons un peu de la préparation mentale. Toute à la découverte des joies des grosses échéances impressionnantes, Christine aura expérimenté les 3 dernières nuits une pratique toute personnelle que d'aucuns connaissent sous le terme de "technique de la nuit blanche", et ceci et de façon crescendo puisque toute la nuit précédant la course aura été consacrée à la mise en application parfaite du concept.  

Il est vrai que après avoir tâté de la gentillette garderie du dimanche matin avec le challenge des Cross, puis intégré la petite section sur 10 km et redoublé plusieurs fois la moyenne section sur des semis-marathons, Christine a l'impression de se retrouver face à l'énoooooorme portail d'entrée de la Grande Section ; et Dieu sait si c'est un domaine qu'elle connaît. Alors elle aura passé la nuit à tester une méthode étrange qui consiste à essayer de dormir les yeux grands ouverts, à imaginer tout ce qui pourra mal se passer le moment venu, tous ces gens qui auront les yeux rivés sur elle, sa course, sa vitesse et sa foulée (alors que, sans vouloir être désobligeant le moins du monde, les pérégrinations d'une anonyme pas trop People du peloton c'est tout de même moins glamour, rameuteur ou vendeur qu'un épisode de la célèbre saga "le dernier hold-up de l'incroyable famille Kardashian").

Ou encore envisager le pire, que sa première tentative sur 42km se soldera par un chemin de croix. Qu'elle se fera bloquer dès le semi pour cause d'allure trop lente. Ou que des maçons malicieux auront rajouté rien que pour elle une ou plusieurs rangées de parpaing en haut du célèbre mur du 30ème. Enfin bref, pour faire un comparatif avec la téléportation temporelle des Visiteurs, que sa course se rapprochera d'avantage du "splotch" infâme de la bouse de Jacquouille s'écrasant au sol que de l'étincelant chevalier tout en diamant de Godefroy de Montmirail.

Et encore, elle ne m'a sûrement pas tout dit… C'est Christine, je l'aime comme ça, mais je l'aime aussi (ou même plus ?...) quand elle psychote moins et qu'elle a confiance en elle. ;-)  

La course n'a pas encore commencé, nous sommes toujours au village. Bon, pour ceux qui connaissent, un village départ c'est un village départ, avec son ambiance passionnée, qui monte alors que l'heure du départ approche. Mais avec une petite originalité, un joli véhicule Citroën rouge de l'organisation, une sorte de Méhari revival électrique, qui fait tellement peu de bruit (sur une échelle qui va de 0 (un duo Etienne Daho – Carla Bruni a capella) à 10 (un Michou en fin de séance de fractionné…), elle doit se situer à 0.0000-quelque chose…) que se faufiler parmi les coureurs qui sont pourtant à 30 cm d'elle est un vrai problème pour le conducteur. Un peu dangereux, c'est un coup à se retrouver avec un pied ou un genou embouti sans crier gare, et là, la réparation est un peu plus compliquée qu'un coup de maillet pour redresser la tôle froissée et un voile de peinture chez le carrossier.

 Et puis aussi, le village départ ici c'est un vrai village, Amfreville, un peu perdu au fond de la vallée de l'Iton. La preuve, ici on ne croise pas l'attirail malheureusement courant de nos jours des militaires ou CRS avec Famas en bandoulière (en ces temps troublés où les interdictions préfectorales bien pensantes font le malheur des passionnés autant que des organisateurs d'évènements et de rassemblements publics), mais simplement la Police Rurale dans sa fourgonnette blanche même pas blindée. Ça fait du bien de voir que la course n'a pas été remise en question et que nous pourrons être plus de 2000 à gambader en toute innocence sur la voie publique sans consignes à appliquer en cas de situation cataclysmique ni imaginer le pire ou être bridés dans la pratique de notre passion.  

Enfin moi je trouve ça très bien.

Maintenant que l'ambiance est posée, on en vient à la course ?

Pour les habitués, pas grand-chose à raconter, une certaine sagesse tout d'abord (le privilège de l'âge, quinqa un jour quinqa toujours…) à rester sur un tempo raisonnable (3h35 dans un coin de la tête, malgré une prépa théorique à 3h30, courir à moins de 5'/km me parait suicidaire), en rongeant mon frein, mais j'ai bien fait. Même si les jambes se feront sentir avant les 30 km, rien de bien grave, et aux alentours des 34-36 km on peut décider d'accélérer progressivement à l'heure où la tendance générale du peloton est à ralentir, donc je savoure la satisfaction de dépasser de plus en plus de monde, et finir pour la première fois un marathon en donnant tout (le contraire de Séville où le mur espagnol du 36ème km avait été monté dans les règles de l'art par un ouvrier local manifestement compétent). Et même finir pour la première fois en "negative split" (yes, Sponge Bob s'pique fluently angliche…). Vraiment de peu, il faut une loupe pour le voir, mais 10 secondes plus vite sur le second semi, c'est 10 secondes ! Une goutte d'eau dans le verre à moitié plein que mon caractère optimiste (mais pas que, mais ça on n'en parle pas…) ne manque pas de voir dès qu'il peut. :-)  

Ah si, quand même, toujours le même plaisir de voir les réactions des p'tits n'enfants au bord du parcours au passage de l'hurluberlu en jaune, et aussi les échanges super sympa avec les gars joyeux comme tout dans leur fauteuil roulant (le privilège de courir sur un rythme un peu plus rapide que les autres années, et donc de me retrouver parmi eux alors que jusqu'alors je restais loin derrière), et pouvoir les chambrer un peu à coup de blagues Carambar ("t'es trop fort toi, t'arrives à courir les mains dans les poches !" ).  

Et puis une fois passé la ligne d'arrivée, non sans avoir tapé avec plaisir (et le peu d'énergie qui me restait en plein sprint) dans la main du speaker à chapeau, l'heureuse surprise de voir arriver pas tant de minutes que ça plus tard une Christine en pleine forme au bout de l'avenue de la Gare, en avance sur son tableau de marche, en train de rassembler , haranguer et motiver (en bonne maîtresse d'école habituée à tenir ses ouailles) à ne rien lâcher pour les 800 derniers mètres un petit groupe de 3 coureurs (une toute petite classe…) avec qui elle a sympathisé dès les premiers kilomètres et avec qui elle aura fait toute la course, les bons moments comme les plus difficiles, toujours ensemble et toujours au même rythme commun.  

Elle arrivera quelques secondes après le meneur d'allure des 4h15, mais pas d'enthousiasme excessif, c'est ce dernier (un Philippe aussi, mais des mauvais jours…) qui a manifestement eu un coup de moins bien et n'a pas réussi à tenir la cadence prévue ; je l'ai vu passer la ligne au bord du malaise, dans un temps de plus de 4h20, et se faire supporter par 2 officiels jusqu'à une chaise pour lui éviter de finir en vrac au sol. Dur la vie de meneur d'allure !  

Christine me (et à vous aussi sans doute) racontera que sa course a été un enchantement, mené à un rythme constant tout du long, sans se heurter à un prétendu mur, ni connaître aucune des joies classiques des crampes, ampoules, passage en mode marcheur voire être obligé de s'arrêter pour s'étirer. Et la satisfaction de n'avoir pas vu le temps passer, à papoter en bonne compagnie avec des camarades de "galère" devenus familiers le temps d'une course.  

Et toute la course le sourire aux lèvres. En  bonne motarde qu'elle est, heureusement qu'elle ne court pas plus souvent aux fortes chaleurs estivales, on reconnaîtrait au premier coup d'œil la runneuse heureuse …aux moucherons collés à ses dents ! ;-)  

Un seul petit bémol, tout à la fin. La ville de Val-de-Reuil offre le traditionnel maillot de finisher, d'un beau jaune pétant à la "Brice de Nice". Mais à l'arrivée de Christine, il ne restait plus que des taille S. Et moi, dans l'euphorie de la fin des efforts (on va appeler ça comme ça…), je n'ai pas pensé à remarquer que personne ne me donnait mon dû. Du coup, j'ai eu moi aussi droit plus tard à mon maillot moulant taille mannequin.

Bon, je ne vais pas me plaindre, en 2009 le seul maillot disponible était en XS, un peu tendre pour un bébé de 82 kg. Alors une taille de plus pour une grosse poignée de kilos en moins 7 ans plus tard, c'est toujours ça de gagné mais ça reste impossible à enfiler ! Je me projette déjà en 2023 où je flotterai dans mon maillot de finisher taille M… :-)  

Pour finir, quelques chiffres. Christine a brillamment étrenné son palmarès par un joli temps de 4h23'34", alors qu'elle tablait sur 4h30 au départ. De mon côté, record battu, en 3h38'20", soit 12' de mieux qu'à Séville. Un peu au-dessus de mon objectif de 3h35, et quelques hectomètres derrière l'ami François, qui me devance de 2' au chrono (mais aussi et surtout de 16 ans au calendrier, donc chapeau bas !). Et William encore plus loin devant, en moins de 3h30.  

Maintenant c'est la récup' et le repos qui nous attend (avant Marseille-Cassis) , avec pour une fois tellement peu de douleurs et de courbatures que c'en serait presque décevant (Christine pourrait même penser que j'avais noirci le tableau en la préparant au pire), et que nous n'aurons finalement même pas à mentir pour rassurer Mehdi sur ce qui l'attend pour notre rendez-vous à trois déjà programmé de Paris 2017.  

Et même si Le Vaudreuil est une destination qui ferait moins rêver que Séville (par exemple), ça restera une super journée, une course plaisir bien loin de sa réputation de parcours monotone et interminable ; en espérant donner pourquoi pas à certains l'envie de passer en classe supérieure !  

                                                          Philippe  

Les aventures de Christine la chef de bande et de SpeedyGonzaBob au Seine-Eure.
Les aventures de Christine la chef de bande et de SpeedyGonzaBob au Seine-Eure.
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:40

Dimanche 9 octobre, les quais de la Seine à Rouen étaient envahis.
 

Pas d'Amérigo Vespucci, de Cuauhtémoc, d'Hermione ou autres amarrés aux bites des berges, mais une véritable armada de bipèdes a foulé le bitume.
 

Telles les voiles de la liberté, 29 coureurs du Running Club 76 ont fait claquer le maillot sous une petite bise automnale.
 

Le parcours revu et corrigé, a bénéficié du nouvel aménagement des quais. Certainement plus roulant et surtout plus agréable, il a permis des performances. Les premiers en moins de trente minutes et 2726 classés. Nous nous serions crus vingt cinq ans en arrière avec 3500 participants sur les 20 kilomètres.
 

Je ne peux pas les citer tous, saluons les podiums de Luc en vétéran 4 et celui de Catherine en vétérane 3.

 

J'ai pris un très grand plaisir à vous regarder et vous encourager, sur le pont Jeanne d'Arc puis sur les berges. Ensemble nous avons passé un excellent moment.
 

Félicitations et bravo à tous.
 

                                                              Dominique   

    

Les 10 Kilomètres de Rouen
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  • : Association loi 1901 . Club de course à pieds ouvert aux adultes hommes et femmes . Entrainements hebdomadaires en forêt du Madrillet . Courses sur routes . Club engagé dans le "Challenge Inter Cross de la Seine" . Groupe pratiquant la marche "rapide".
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Trail du Rouvray 2022

Dimanche 20 novembre 2022
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