Tout près d'Amiens se niche un petit village qui vaut le détour et le retour, Eppeville.
Sébastien Hanrard et moi-même avions décidé d'une petite excursion dans ce village du Santerre le WE des 5 et 6 mai 2018, avec Bruno L'Huillier mais qui sera hélas indisponible.
Le temps nous était compté, nous n'avons pas eu le loisir de visiter les monuments emblématiques du village, les menhirs dits de "La Pierre-qui-Pousse" dont le plus haut culmine à pas moins de
Pour profiter au mieux du WE, nous sommes arrivés le vendredi soir. Le village de 1500 habitants a su garder son authenticité: Pas de gros camping aménagé. On nous propose de dormir dans la salle polyvalente, mais nous préférons le terrain de foot pour plus de tranquillité.
Après une brève découverte du lieu, nous avalons un plat de pâtes au resto chinois de Ham, et au lit.
Le samedi matin, petit déjeuner toujours au lit et nous profitons d'une grasse matinée, malgré un voisinage un peu bruyant.
Je tente de réveiller Sébastien qui n'a pas entendu son réveil sonner à 9h. Il finit par émerger mais titube. Nous n'avions pourtant bu qu'une seule Tsingtao la veille. (En fait, Sébastien, par crainte de ne pas s'endormir, avait pris un somnifère puis un 2ème, le sommeil ne venant pas assez vite: un gros somme en Somme, en somme).
Juste avant 11h après des cafés, Sébastien sort des bras de Morphée. Nous commençons notre balade, nous ne sommes pas seuls. Pour éviter que l'on s'égare, on nous a accroché des numéros.
Le soleil est radieux, 27° à l'ombre et probablement 35° au soleil.
Nous visitons les rues alentour, c'est magnifique! Sébastien qui a l'habitude des départs éclairs me retient à
Petite consolation: Le 1er coureur n'a cumulé que
De mémoire, on n'avait jamais vu marcher autant de coureurs dès les 1ères heures, en raison de la canicule.
Sébastien et moi étions les plus visibles car nous avons marché-couru du début à la fin sous les couleurs du club et en duo pendant une quinzaine d'heures.
Les habitants sont sympa, ils nous ont offert à boire et à manger dans la salle tous les Km, soupe, fruits secs, tucs, pâtes... Nous sommes obligés de nous raisonner pour ne pas faire d'excès.
En fait nous ne pourrons plus rien avaler, et même l'eau plate donnera la nausée.
Nous avions prévu de ne faire que des poses de 10min, mais les douleurs, genoux démontés, pieds soumis à la question... nous obligent à des arrêts plus longs, 3 h pour moi, près de 5 h pour Sébastien.
Tous les autres excursionnistes s'arrêtent de courir comme nous à 11h le dimanche, ou plutôt de marcher car enfin il n'y a plus que Sébastien pour courir encore à cette heure là. Une sieste prolongée lui a redonné du tonus, alors que j'effectue la dernière heure sur une patte. Pour s'améliorer, deux pistes: apprendre à gérer l'alimentation en course et mieux choisir l'épaisseur des semelles.
Pour résumer rien de mieux que le message sympa reçu des organisateurs après la course:
«dura lex sed lex. Les lois physiques sont dures et implacables en effet. La course de 24h nous ramène tous et toutes aux réalités humaines et nous fait bien comprendre nos limites en tous points, mentales, physiologiques, physiques entre autres mais aussi nous rappelle comme la solidarité intergénérationnelle est belle !
J'espère que vous garderez toutes et tous un agréable souvenir d'Eppeville en mai 2018.
Non, il ne fait pas froid en Picardie, en tout cas, pas toujours !»
Un conseil toutefois, ne partez pas en vacances à Eppeville en dehors de ce 1er WE de mai, vous seriez déçus.
(et Bravo à Sébastien, un nouveau 100 bornard au club).
F.PEREZ


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